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 Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise

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MessageSujet: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Mer 29 Juin - 18:14



(c) reginaways - psychozee - dévotion
Lizzie & Louise

Trois jours qu'elle était aux Hémérides. Première journée : plusieurs heures de marches désœuvrées mais pleines d'autonomie, refuser toute aide extérieure, bonne petite entêtée qu'elle était. Puis passer le reste dans le Dédale, en compagnie d'une femme-enfant un peu timbrée mais très gentille prénommée Euphrasyne. Puis dans leur découverte des lieux, la petite blonde s'était perdue – quand on vous dit qu'elle n'a aucun sens de l'orientation... et elle avait été trouvée, sauvée, par le maître de ces bois, ces prêts, cette ville, un jeune homme charmant bien qu'un peu plus âgé qu'elle. Il s'appelait Zadig, il l'avait gentiment hébergé pour la nuit puis... Puis tout s'était un peu gâté, il s'était rendu compte que tous les deux ils venaient du même endroit, la jeunesse dorée parisienne, et par une crainte étrange de voir un passé refoulé resurgir, il l'avait, sans trop en avoir l'air non plus, mise à la porte au petit matin. Elle ne l'avait plus croisé depuis. Elle avait passé le deuxième journée à vadrouiller, passer de commerces en commerces et se renseigner sur comment avoir de l'argent et où dormir en attendant de pouvoir s'acheter une maison à temps plein. On lui avait alors parlé du Petit Ritz, ce charmant hôtel un peu vieillot et rabougri. Elle s'y était immédiatement rendue et avait décidé d'y déposer ses quartiers, dans une petite chambre charmante. Le lit grinçait, les murs étaient un peu jaunis mais c'était confortable ; ça lui changeait de ses palais dorés et les canapés colonisés à la sortie des boîtes. Elle s'était tranquillement endormie là et, au petit matin, elle avait était réveillée par le soleil qui filtrait au travers des nombreux petits trous dans les volets bancals. Elle s'était gentiment étirée, avait baillé puis.... oooh. Dans un trou grand comme son point, juste derrière la minuscule table de chevet, elle avait déniché une étrange petite créature. Poussée par la curiosité, Lizzie ne put s'empêcher de s'approcher pour regarder à l'intérieur. C'était un être assez petit, à peine plus de dix centimètres, qui la regardait avec de grands yeux. Une des nombreuses créatures des Hémérides probablement... « Bon-bonjour.... Je ne te veux aucun mal tu sais... » La toute petite créature était donc sortie, timidement, après de nombreuses paroles de réconforts, d'encouragements... Et elle et Lizzie s'étaient mis à discuter. Cette petite créature était donc un filopatte, ils étaient très nombreux en ville et malgré leur intelligence parfaitement équivalente à celle des humains – voire même plus importante comparés à certains – ils restaient terrifiés à l'idée que quelqu'un puisse leur marcher dessus. Lizzie raconta un peu sa vie, son passé au petit bonhomme. Ils s'entendaient très bien et vite, la blondinette commença à s'attacher à ce compagnon de chambre inattendu. Compagnon de chambre, subitement, se terra au fond de son trou... Alarmée, Lizzie chuchota un petit « Qu'est-ce qu'il se passe? » auquel son nouvel ami lui répondit, effrayé... « Il, il y a quelqu'un qui vient d'entrer dans la chambre. » Lizzie se retourna.
Ooops.


Dernière édition par Lizzie le Sam 9 Juil - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Ven 1 Juil - 14:49

Pour le panneau 'do not disturb', on repassera
Lizzie et Louise


Je déteste cet endroit. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter d'atterrir ici ? Je me sens mal, sans doute parce que je n'ai pas dormi depuis que je suis arrivée ici. Ce n'est pas seulement physique, c'est aussi mental. Je n'ai pas supporté la douleur, je n'ai pas provoqué ce type pour me voir accorder une deuxième vie tout aussi cruelle que la première. Et pourtant c'est le cas. Suis-je donc condamnée à ne jamais avoir de repos ? Je me roule en boule et ferme les yeux mais l'herbe n'est pas si confortable que ça et le sommeil, pourtant si proche, refuse de m'accorder un moment de répit. Je regrette de ne pas avoir mon ipod, je meurs d'envie d'écouter une chanson de Saez ou d'entendre la voix ensorcelante de Jim Morrison. Je me demande ce que ressentent mon père, ma mère et Léo. Une question s'est inscrite dans mon esprit et je ne parviens pas à m'en débarrasser malgré tous mes efforts. Est-ce qu'il est plus heureux, maintenant que je ne suis plus là, à monopoliser leur attention ? Je n'arrive pas à me convaincre que non. Et Alice, ma seule véritable amie, se considère-elle comme responsable puisqu'elle aurait dû être avec moi, ce soir-là ? Si j'étais chez moi, je prendrais un livre pour me changer les idées, probablement mon préféré, celui d'Oscar Wilde. Mais ici, je n'ai rien de tel et rien ne vient me distraire de mes sombres pensées. J'ai un peu froid, aussi. J'aimerais bien en finir maintenant. Peut-être que je n'en ai même plus le courage.

Le soleil s'est levé et je n'ai toujours pas fermé l'œil. Je me redresse et une idée vient frapper mon esprit. Il me semble que nous étions passés devant un hôtel quand Brownie m'avait fait visiter la ville, je réussirai peut-être à dormir dans un vrai lit ? Plus fatiguée que jamais, je me décide à me faufiler discrètement dans la vieille bâtisse décrépie baptisée le Petit Ritz. Personne ne me voit et je me hâte de monter l’escalier pour trouver une chambre vide. Je n’ai pas d’argent pour la chambre mais je suppose qu’à cette heure-ci, personne ne viendra vérifier. Tant mieux pour moi. Le couloir n’est pas très engageant mais ce n’est pas le moment de faire la difficile. Après un dernier coup d’œil pour vérifier que je suis bel et bien seule, j’ouvre la porte de la chambre tout au bout du couloir, me glisse à l’intérieur et la referme sans faire de bruit. Je m’apprête à m’affaler sur le lit quand je remarque une petite blonde assise sur le sol, en train de parler à un trou dans le mur. D’accord, je n’ai rien à faire ici mais je ne peux pas m’empêcher de d’abord m’étonner de cette étrange habitude. Puis elle se retourne et me dévisage. Je dois l’admettre, je suis plutôt embarrassée. Habituellement, j’ai de quoi me payer une chambre et le fait de ne pas pouvoir le faire ici m’embarrasse un peu. Mm, désolée, je ne pensais que quelqu'un occupait déjà la chambre. Je, je vais y aller. Je sais de quoi j'ai l'air avec mes cernes violacés, d'une jeune femme perdue, à bout de nerfs, vulnérable. Et je déteste ça.

désolée, c'est assez sinistre ><
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Ven 1 Juil - 19:47



(c) reginaways - psychozee - dévotion
Lizzie & Louise

C'est une jeune femme. Blonde, comme Lizzie. Elle doit avoir à peu près le même âge qu'elle d'ailleurs. Elle est jolie. Elle est embarrassée, surtout, à y regarder un peu. C'est vrai que ça doit être embarrassant d'arriver dans une chambre déjà occupée. Et puis, sâchant que Lizzie s'était dores et déjà manifestée à l'accueil, il paraissait légèrement improbable que quelqu'un ait attribué la chambre à une autre personne. La demoiselle essaya de se rattraper aux branches d'un arbre de fumée et dit, en rassemblant toute l'assurance qui lui restait : « Mm, désolée, je ne pensais que quelqu'un occupait déjà la chambre. Je, je vais y aller. » Lizzie sourit. Elle l'aime bien, cette fille. Elle ne sait pas trop pourquoi, peut-être par solidarité : toutes les deux blondes, toutes les deux jeunes, affrontons ensemble ce monde tissé d'étrangetés ? Peut-être bien. Peut-être bien aussi que, devinant que la jeune femme n'était pas passée par l'accueil pour entrer dans une chambre, devinant donc qu'elle est un peu en manque d'abris, Lizzie a envie de l'aider. Comme Zadig l'avait elle-même aidée, le premier soir, alors qu'elle était loin de le demander. Gentiment, elle répondit avant que cette jeune femme ne parte : « Non, reste. Ça ne me dérange pas de partager la chambre. Mais si toi ça te dérange, je comprendrai. » Elle n'a pas du tout envie de la forcer. Elle sait comme c'est encombrant quelqu'un qui vous force à être aidé, comme c'est rabaissant aussi. Alors elle essaie de rester simple, amicale, légère. Les sujets graves, ce n'est pas trop son terrain. Ce n'est pas comme si elle ne pouvait pas en parler, c'est juste qu'elle n'aime pas ça. Elle a trop de sujets graves enfouis en elle – manque d'affection, famille inexistante, début d'alcoolisme. Elle a envie de discuter de toute façon, se serait trop bête de perdre ce peu de compagnie. Certes, au pire, elle pourrait s'en remettre au filopatte, mais elle aime bien les êtres humains aussi. Alors elle se relève, s'assoit sur le lit et continue. « Tu veux t'asseoir deux minutes ? Il est pas super confortable mais ça va. » Et si l'autre n'a pas envie de s'asseoir ? Alors elle partira. C'est comme elle veut. Mais à voir ses cernes, un petit tour les fesses au chaud ne peuvent pas lui faire beaucoup de mal.

et moi c'est pas fantastique ._. mais j'aime bien les trucs sinistres, t'inquiètes pas !
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Ven 1 Juil - 22:36

La blonde me sourit. Elle n’a pas l’air de prendre trop mal le fait que je débarque comme ça dans sa chambre. Tant mieux, je n’ai aucune envie de me battre aujourd’hui, je suis bien trop fatiguée pour cela. Non, reste. Ça ne me dérange pas de partager la chambre. Mais si toi ça te dérange, je comprendrai. Elle est très gentille, si gentille que s’en est presque étrange. Elle me rappelle quelqu’un et, un instant, l’image de Zadig me vient en tête mais ce n’est pas celle du jeune homme confiant er serviable que tout le monde connait. C’est celle pleine d’incompréhension, de colère et de culpabilité de la dernière fois. Je me hâte de la faire disparaître de mes pensées, ça vaut mieux pour moi. De toute façon, la fille ne lui ressemble pas et c’est idiot de les comparer. Heureusement, elle me distrait en s’asseyant sur son lit et en se remettant à parler. Tu veux t'asseoir deux minutes ? Il est pas super confortable mais ça va. Pas très confortable ? Peut-être mais il vaut sans doute mieux que l’herbe et je ne pourrais être plus fatiguée. En temps normal, je refuse toute l’aide qu’on peut m’offrir mais j’ai vraiment besoin de repos, je suis à bout de forces, et cette fille ne le fait pas par pitié puisqu’elle n’est même pas au courant pour ma maladie. Je lui lance un regard hésitant mais me décide tout de même à m’assoir. Chose étonnante, je suis un peu mal-à-l’aise, moi qui apparais d’habitude si confiante et sure de moi. C’est probablement parce que j’ai conscience du spectacle de faiblesse que je donne. Le lit est plus confortable qu’il n’en a l’air et je pousse un petit soupir de satisfaction. Je n’ai pas le courage de me voiler la face et de prétendre que je me débrouillais très bien toute seule. Ce n’est pas le cas, c’est plutôt évident et il ne fait aucun doute qu’elle l’a remarqué. Je m’appelle Louise je déclare finalement au bout d’une minute. Pas parce qu’elle n’a pas brisé le silence -j’aime le silence- mais parce que cela me semble être la moindre des choses, quand on voit la gentillesse avec laquelle elle me traite. Je laisse échapper, à peine audible, un petit Merci.

c'est pas génial non plus ce que je viens de pondre... ><
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Lun 4 Juil - 14:26

    Doris Day - Tea for Two


Une minute de silence passe. Elle s'est assise, l'autre petite blonde. Elle s'est assise sur le lit et a laissé un petit soupir de contentement s'échapper de ses lèvres. Oui, ça fait du bien de se poser, Lizzie comprend ça parfaitement, en effet elle était elle-même dans cette situation avant d'arriver ici. Elle se souvient comme elle a été heureuse de poser son arrière-train sur un matelas après toute une journée passée à essayer de gagner de l'argent pour se le payer, ce foutu matelas. La minute de silence passe, ce n'est pas un deuil comme on pourrait le croire mais plutôt un silence reposé, un silence que personne ne se sent obligé de meubler, ça la change la Lizzie, de ne pas avoir à combler le vide de paroles insignifiantes. Dans ce monde là-haut, elle maniait à la perfection l'art de parler pour ne rien dire, juste empêcher leurs pauvres oreilles de mortels de connaître le goût du silence. Mais désormais c'est fini, désormais elle n'a plus à s'embarrasser de faux-semblants, elle n'a plus à se beurrer comme un p'tit lu pour faire bonne figure, elle n'a plus à se plier aux codes douloureux de sa réputation. Elle en est heureuse. Elle reprend sa vie en main ; enfin, à défaut d'avoir pris sa vie en main du temps où elle était vivante, elle le fait enfin maintenant qu'elle est morte. Finalement, l'ange qui a pris son temps pour traverser le petit espace de la chambre s'en va, et celle que Lizzie se fait un plaisir d'aider parle. « Je m'appelle Louise. » Un joli prénom. Un prénom français – décidément c'est plein de français par ici, au moins elle n'est pas dépaysée. « Merci. » Un murmure, un soupir, comme un mot que l'on ne s'autorise pas à prononcer à voix haute. Lizzie sourit, elle connaît ça, ce ''plutôt crever que remercier'', petit frère du ''plutôt crever que demander de l'aide''. Alors elle rassure, du mieux qu'elle le peut : ne t'en fais pas demoiselle, tu ne seras pas fusillée pour m'avoir remerciée. « Ce n'est pas grand chose. Et puis, ce n'est pas une faiblesse de dire merci. C'est humain, c'est tout. » Humain. Lizzie se sent profondément humaine d'un coup, humaine et utile, c'est presque plus agréable que de boire en se déhanchant. L'utilité c'est délicieux, elle garde précieusement cette information dans sa mémoire, prête à être réutilisée très vite. Puis, sa nature de bavarde l'emporte un peu. Elle recommence à parler et la voilà qui s'arrête peu. « Tu sais, moi aussi quand je suis arrivée ici je ne voulais d'aucune aide. Mais heureusement qu'on m'en a donné quand même, sinon je serais dans le pétrin... Tout ce que je veux dire c'est que je sais ce que ça fait de débarquer ici et de devoir, de vouloir, se débrouiller toute seule. » Elle le sait, oui, mais elle n'a jamais dit qu'elle sait ce que Louise ressent. Elle ne peut pas se donner cette vanité, se croire omnisciente des sentiments de la jeune femme. Elle-même n'apprécie pas trop que quelqu'un parle à sa place, alors elle est bien vigilante à ne pas le faire de son côté. D'ailleurs, elle sait comment Louise s'appelle mais elle ne s'est pas encore présentée, c'est assez impoli. « Au fait, moi c'est Lizzie. Je suis arrivée il y a même pas trois jours, et toi ? » Voilà, impolitesse corrigée. Quoi que. Elle pose des questions, c'est peut-être inopportun. Après tout ladite Louise n'a rien dit pendant une minute, c'est qu'elle n'en a pas ressenti le besoin... Ou peut-être qu'elle n'a tout simplement pas envie de parler ? Et si elle n'avait pas non plus envie d'entendre quelqu'un parler ? Dis donc, si Lizzie voulait devenir une jeune femme aimable et serviable, ce n'était pas en parlant à tort et à travers sans demander l'avis de ses invités qu'elle allait y parvenir. Un peu honteuse de cette erreur, elle se rattrapa après un court temps de silence. « Désolée si je parle trop... » Allez, avec un peu de chance, on ne lui en tiendra pas rigueur. Et au prochain Noël, elle commandera le guide pour devenir une hôte idéale, promis.
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Ven 8 Juil - 17:58

Elle est un peu gênée, Louise. Elle n’a pas l’habitude que les gens soient aussi gentils avec elle et elle n’a pas l’habitude d’être aussi gentille avec les gens. D’habitude, elle préfère les ignorer ou leur crier dessus. C’est plus facile, au fond, ça lui évite de s’attacher, de faire des rencontres et de finalement être déçue. Cela lui évite de lire la pitié dans leurs yeux lorsqu’ils la regardent. Si elle est détestable avec eux, pourquoi la plaindraient-ils ? Sa logique implacable la fait toujours sourire. Mais aujourd’hui, elle est démunie, fatiguée, vulnérable face à cette fille dont elle a voulu prendre la chambre. Comment s’éclipser maintenant en gardant sa dignité ? Louise ne se sent pas le courage de se lever et de disparaître. Au contraire, elle voudrait se reposer enfin, oublier ce mauvais rêve qui l’a conduite ici. Mais jamais elle ne pourra vraiment s’en débarrasser. Avant l’alcool lui permettait parfois de ne plus y songer mais ça a toujours mal fini. Après tout, ce n’est pas l’idéal de boire au point de ne plus tenir debout quand la moindre chute peut vous être fatale. Mais Louise a toujours fait partie de ces gens qui pensent cela n’a plus d’importance, qu’au final, on meurt tous un jour ou l’autre. Est-ce vraiment une mauvaise chose, que d’avoir conscience de la mort et de l’accepter ? Elle en doute. Le silence lui est agréable, reposant, et elle l’a rompu avec regret mais elle avait senti qu’elle avait à dire quelque chose, qu’elle devait au moins son nom à sa généreuse protectrice. Ce n'est pas grand chose. Et puis, ce n'est pas une faiblesse de dire merci. C'est humain, c'est tout. Pas grand-chose ? Elle abandonne la tranquillité de sa chambre en la partageant avec une inconnue qu’elle ne connait ni d’eve ni d’adam. La blonde a un point de vue différent de celui de Louise. Pour elle, remercier, c’est montrer sa vulnérabilité. Remercier, c’est comme demander de l’aide, c’est montrer ses faiblesses. Elle n’a jamais voulu les montrer et elle se sent embarrassée de les avoir exposées de la sorte. Tu sais, moi aussi quand je suis arrivée ici je ne voulais d'aucune aide. Mais heureusement qu'on m'en a donné quand même, sinon je serais dans le pétrin... Tout ce que je veux dire c'est que je sais ce que ça fait de débarquer ici et de devoir, de vouloir, se débrouiller toute seule. Elle a plutôt bien analysé Louise, ce qui lui déplait un peu. Elle n’aime pas quand les gens se rapprochent trop de la vérité à son égard. Elle préfère les tromper en leur racontant tout un tas d’idioties ou en étant trop méchante pour qu’ils se soucient de la comprendre. C’est simplement que je n’aime les gens. Ce sont tous des imbéciles et des idiots égoïstes. Il suffit de regarder ce monde. Un égocentrique l’a créé à son image et maintenant, on est tous obligés de supporter cette horrible apparence de jeux vidéo. Elle risque un regard vers la blonde, espérant l’avoir déstabilisée. Elle ne voudrait pas vraiment se faire mettre dehors mais elle compte sur sa politesse pour lui permettre de rester et avec un peu de chance, elle évitera de la revoir. Au fait, moi c'est Lizzie. Je suis arrivée il y a même pas trois jours, et toi ? Elle hausse les épaules. Elle n’a pas envie de répondre à cette question et pour tout dire, elle a un peu perdu le fil. Désolée si je parle trop... Louise lève les yeux au ciel, elle n’a pas l’habitude que les gens s’excusent pour être des pipelettes. D’habitude, elle doit supporter leur bavardage jusqu’à ce qu’elle explose et leur déclare qu’elle n’en peut plus de ce papotage débile. Effectivement, tu parles trop. Elle n’est plus très gentille tout d’un coup mais c’est fait exprès. Et puis, elle n’a pas vraiment envie d’entendre le bavardage de Lizzie, c’est trop fatiguant de la suivre.
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Ven 8 Juil - 20:27

Froid. C'est la sensation qui vient à Lizzie immédiatement après s'être excusée. C'est la sensation que la fille assise à coté d'elle, assise sur son lit, ce même lit qu'elle s'était fendue pour obtenir, la pousse à ressentir. Et notre petite clubbeuse déteste ça. Depuis quand n'a-t-elle plu ressenti de froideur pour quelqu'un ? Des lustres. Depuis qu'elle a arrêté de se poser des questions sur les gens, depuis qu'elle a arrêté d'avoir de l'espoir quant à son avenir, depuis qu'elle a arrêté de côtoyer tous ceux qui se prétendaient ses amis, et même, encore plus lointain, depuis qu'elle a arrêté de sortir pour consacrer la moindre seconde de son temps libre à plancher sur ses cours. Et cette froideur, rapidement, trop rapidement, ramène Lizzie aux moments les plus odieux de sa vie. À sa plus immense déception. C'est le pire, bien sûr, mais ce n'est pas tout – ce serait trop facile. Froideur, c'est aussi ses parents, l'horreur de ses parents, l'horreur polaire de ce que le sang l'oblige à nommer « famille ». Leur dédain, leur absence, leur ignorance, leur inutilité, leur passivité extrême, même lorsque leur fille s'était abandonnée à la fête, à l'alcool, aux drogues, à tous les dangers possibles, elle était si jeune pourtant. Ils étaient si passifs qu'elle en est morte. Et maintenant, alors qu'elle lui accorde un lit, alors qu'elle s'efforce d'être gentille, aimable et serviable, cette intruse – car s'en est bien une, ne l'oublions pas ! – se permettait d'être froide ? « C’est simplement que je n’aime les gens. Ce sont tous des imbéciles et des idiots égoïstes. Il suffit de regarder ce monde. Un égocentrique l’a créé à son image et maintenant, on est tous obligés de supporter cette horrible apparence de jeux vidéo. » Là, Lizzie encaisse le coup. La froideur n'est pas assez forte pour qu'elle se laisse aller à la colère. Ça lui arrive si peu souvent... Une vraie émotion, une émotion grave, sérieuse, elle les refrène. C'est trop dur d'être sérieux. En fait, elle a probablement épuisé son quota de sérieux pendant sa courte vie : primaire, collège, lycée, court certes mais intense. Donc elle encaisse, elle essaie de rediriger la conversation. Mais non. Quand elle s'excuse, presque culpabilisée, l'autre l'enfonce – d'ailleurs la froideur a gelé son prénom dans la mémoire de Lizzie. « Effectivement, tu parles trop. » Glacial. Lizzie n'en peut plus. Qui elle est, cette fille, pour s'inviter chez elle et lui rappeler tout ce que la vie lui a réservé de pire, alors qu'elle avait décidé de tirer un trait sur tout ? C'est un glaçon, un glaçon qui la consume, qui brûle toutes les barrières qu'elle s'était forcée à instaurer dans son esprit. Elle essaie de se mesurer mais ne peut se retenir, rester stoïque face à cette provocation. « Oui, les gens sont tous des imbéciles, des idiots et des égoïstes. Et moi je te laisse partager ma chambre. À ton avis je suis hypocrite ou juste conne ? » Elle s'énerve. Cette fille sur son lit ce n'est plus Louise, c'est Madame Dyscalculie, c'est Madame Famille, c'est Madame Froideur. C'est tout ce qu'elle déteste. Tout ce de quoi elle a envie de se venger. Alors elle ne se contrôle plus, elle se lève, elle hausse le ton. « Et puis t'es qui pour me traiter comme ça ? T'es qui pour t'inviter dans ma chambre et me parler comme ça ? Je t'ai rien fait, et si t'en veux au monde entier, faut que tu te mettes dans le crâne que t'es pas la seule à avoir les raisons pour ! Moi aussi j'ai des problèmes, et pourtant je t'accueille dans ma chambre, c'est pas compliqué non... » En disant cette dernière phrase, elle sent sa rage retomber comme un soufflet raté et, fatiguée par cette prise de parole énergique, elle se laisse retomber sur son lit. Elle ferme les yeux et pousse un soupir qui ressemble un peu à du soulagement. Ça fait du bien de laisser sortir cette haine, parfois. Et maintenant, si Louise – à qui le soulagement a rendu son prénom dans la mémoire de Lizzie – ne veut pas partager sa chambre avec elle, elle n'a qu'à prendre ses affaires et s'en aller. Lizzie n'a pas envie de lutter contre l'entêtement de la fierté.
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Sam 9 Juil - 9:36

Elle est lasse. Tellement lasse. Lasse de se battre contre ses sentiments. Lasse de toujours rejeter les gens. Lasse d’en vouloir au monde entier. Lasse de ne jamais baisser ses défenses. Lasse d’utiliser toutes ses forces pour détester. Lasse de rester froide et stoïque. Lasse d’être toujours la méchante de service. Elle voudrait s’écrouler, laisser tomber. Abandonner sa foutue fierté qui lui interdit d’accepter de l’aide. Foutue fierté qui l’empêche d’être gentille avec cette fille qui l’a pourtant aimablement accueillie. Mais au fond, c’est peut-être qu’elle est comme ça, qu’elle est faite pour être odieuse et que ça ne changera jamais. Qui voudrait vraiment la côtoyer ? Il n’est pas difficile de trouver la réponse. Personne. Elle fait fuir tout le monde. Qui voudrait la supporter, cette infâme, cette abjecte fille ingrate ? Il faudrait être un saint pour ne pas lui en vouloir et pour rester de marbre face à elle. Cette fille n’en est manifestement pas une puisqu’elle réplique aussitôt. Oui, les gens sont tous des imbéciles, des idiots et des égoïstes. Et moi je te laisse partager ma chambre. À ton avis je suis hypocrite ou juste conne ? Elle la voit qui s’agite. Elle n’a manifestement pas le contrôle de Zadig face à elle et la voilà qui se lève, furieuse sans doute. Et puis t'es qui pour me traiter comme ça ? T'es qui pour t'inviter dans ma chambre et me parler comme ça ? Je t'ai rien fait, et si t'en veux au monde entier, faut que tu te mettes dans le crâne que t'es pas la seule à avoir les raisons pour ! Moi aussi j'ai des problèmes, et pourtant je t'accueille dans ma chambre, c'est pas compliqué non... Elle la regarde sans colère. Elle a raison et il ne lui reste que la lassitude. Elle est trop fatiguée pour s’énerver, Louise. La colère et la haine sont des sentiments puissants dans lesquels elle met toute son énergie. Aujourd’hui, elle n’a plus la moindre force à dépenser inutilement. Elle en a assez, c’est trop pour elle. Supporter ce fichu monde. Elle voudrait juste fermer les yeux et en finir. Tout serait tellement plus facile. Elle jette un coup d’œil à la blonde, Lizzie, qui s’est tue. La rage semble l’avoir quittée et elle s’est doucement rassisse. Elle, elle a refermé les yeux, comme si elle voulait la gommer de son existence. Oui, ce serait sans doute mieux pour elle si elle n’avait jamais rencontré Louise. Si elle n’avait pas eu à être confrontée à la froideur de l’ingrate. Laquelle laisse un petit sourire prendre place sur ses lèvres. Au fond, elle l’aime bien cette Lizzie, elle n’a pas peur de lui cracher tout ce qu’elle pense à la figure. C’est tellement facile de faire fuir les gens, de ne montrer qu’une façade de méchanceté gratuite et d’attendre qu’ils s’enfuient. Si elle fait ça, c’est parce qu’elle est morte de peur. Elle a peur de la douleur. Elle a peur de ne jamais être normale. Peur de mourir. Peur de rester en vie. Lizzie n’est pas partie, elle n’a pas cherché à se retenir et à éviter de se battre. Elle n’a pas choisi la solution facile. Et Louise la respecte pour cela. Tu n’es pas une hypocrite. Si tu étais une hypocrite, tu dirais que j’ai absolument raison, que tu détestes ce monde et ensuite, tu prétexterais avoir quelque chose d’urgent à faire pour pouvoir partir et ne pas te confronter à moi et à mes idées venimeuses. Si tu étais idiote, tu ne relèverais même pas tout ce que je dis, tu te contenterais de faire apparaître un sourire stupide sur tes lèvres et de faire comme si tu appréciais ma compagnie, je lui lance dans un souffle. Il n’y a aucune trace de colère dans mes paroles, ce sont de simples constatations. Tu n’es ni hypocrite ni conne. Juste gentille. Avec la mauvaise personne. C’est vrai ça, ça ne sert à rien d’être gentil avec Louise. Louise est méchante, Louise est détestable, Louise déteste tout le monde. Elle déteste la gentillesse et la douceur. Elle déteste les gens. Elle déteste son corps. Elle se déteste elle-même. Tu as raison, je n’ai aucun droit de faire ça et pourtant je le fais quand même. C’est comme ça, je ne suis pas une gentille fille et je ne changerai pas. Tes problèmes ? Ils se sont tous envolés quand tu es arrivée ici. C’est comme ça pour tout le monde. Ce monde est une nouvelle vie, une nouvelle chance, une renaissance. Vous n’avez rien gardé de votre ancienne vie, de vos anciens vices. C’est tellement facile pour vous. Elle ne peut pas vraiment comprendre mais au fond, je m’en fiche. J’ai besoin de m’expliquer. Et au fond, je parle autant pour moi que pour elle.
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Sam 9 Juil - 15:04

Derrière ses paupières, Lizzie essaie d'écarter de sa mémoire l'effusion de colère qui l'a prise – au dépourvu il faut l'avouer – quelques secondes auparavant. Derrière ses paupières le monde semble beaucoup plus doux. Elle se sent d'ailleurs libérée d'un poids. Jamais elle ne s'était mise en colère contre ses parents, jamais elle ne s'était mise en colère contre ses professeurs, ni même contre le psychiatre qui avait annoncé le diagnostic – la fin de tout. Jamais la moindre petite crise, jamais un mot plus haut que drôle. Elizabeth la calme, voilà comment on aurait pu l'appeler. Et pourtant, c'est ici, maintenant, avec cette quasi-inconnue, que la rancœur accumulée avait enfin éclaté. Un bien fou. Un apaisement. Lizzie se sent la force de rouvrir les paupières et dirige un regard détendu vers sa camarade. Qui sourit. Étrange spectacle que de voir celle qui incarnait la froideur à peine une minute auparavant sourire. Mais la jeune franco-russe ne se pose plus de questions, fini de se torturer pour rien, se plier en quatre. Finalement, Louise réagit presque mieux lorsqu'elle s'énerve que quand elle se montre sociable. « Tu n’es pas une hypocrite. Si tu étais une hypocrite, tu dirais que j’ai absolument raison, que tu détestes ce monde et ensuite, tu prétexterais avoir quelque chose d’urgent à faire pour pouvoir partir et ne pas te confronter à moi et à mes idées venimeuses. Si tu étais idiote, tu ne relèverais même pas tout ce que je dis, tu te contenterais de faire apparaître un sourire stupide sur tes lèvres et de faire comme si tu appréciais ma compagnie. » Lizzie a comme un soubresaut de rire. Si c'est cela être hypocrite, alors elle ne le sera jamais. Ou plutôt, jamais plus. Car elle l'était autrefois, du temps des cours de récré où l'apparence importait plus que les affinités. Avant qu'elle ne se consacre entièrement à combler ses lacunes, lacunes qu'elle ne rattraperait jamais. Mais elle s'efforçait de ne pas trop y penser. Elle avait abandonné l'idée de devenir vétérinaire un jour, elle avait était contrainte de voir la réalité en face et laisser cet espoir, ce but, sur le bas coté. Désormais elle en a un autre, un qui, avec un peu de chance, ne lui échapperait pas comme ça, pas pour une bête histoire de trouble cognitif. Bien sûr, elle va bien avoir besoin de quelqu'un pour l'aider à faire ses comptes en hemmies mais bon... Pour l'instant elle ne s'en tire pas trop mal, même si le gérant avait du la reprendre car elle lui avait donné trop d'argent. Heureusement que les gens sont gentils pas ici. L'autre blonde reprend, comme une conclusion. « Tu n’es ni hypocrite ni conne. Juste gentille. Avec la mauvaise personne. » Ça par contre, Lizzie ne peut pas comprendre. Comment pourrait-on interdire la gentillesse à certains sous prétexte qu'ils ne savent pas l'utiliser ? Et puis non, Louise n'est pas méchante. Elle parle, elle vit comme si elle en voulait à la Terre avec un grand T, comme si le monde entier était un poids immense qu'elle était obligée de soulever. Mais ce n'est pas être méchant. C'est une carapace comme une autre ; une carapace comme la légèreté, comme l'alcool, comme les clubs. Lizzie aurait pu opter pour cette carapace, d'ailleurs. Alors, définitivement, Louise a droit à ce qu'elle la traite comme tout le monde. Mais elle ne le dit pas, elle écoute. Encore et encore ce que cette jeune femme a à lui exposer comme contre-arguments. « Tu as raison, je n’ai aucun droit de faire ça et pourtant je le fais quand même. C’est comme ça, je ne suis pas une gentille fille et je ne changerai pas. » Lizzie ne la croit pas, elle ne peut pas la croire. Après tout elle dit ne pas être gentille mais ses paroles résonnent comme du réconfort. Et puis c'est faux, tout le monde change. Qu'on le veuille ou non, on change. Lizzie a changé quand elle a du redoublé. Elle a changé quand elle a du abandonner son rêve. Et enfin, elle a changé quand elle est arrivé au Hémérides. « Tes problèmes ? Ils se sont tous envolés quand tu es arrivée ici. C’est comme ça pour tout le monde. Ce monde est une nouvelle vie, une nouvelle chance, une renaissance. Vous n’avez rien gardé de votre ancienne vie, de vos anciens vices. C’est tellement facile pour vous. » Elle a presque raison. Mais pas tout à fait. Lizzie sent un feu se raviver en elle : Louise croit tout savoir. Ou plutôt, elle croit être la seule a avoir un fardeau. Elle se trompe. Il faut qu'elle sâche. Qu'elle prenne conscience, quoi qu'elle ait comme problème irréversible – c'est forcément inscrit en elle comme la dyscalculie dans le cerveau de Lizzie, c'est quelque chose dont elle ne pourra jamais se détacher –, il faut qu'elle comprenne que d'autres en ont, parfois minimes, parfois de même ampleur, parfois pire encore. Alors Lizzie fait ce qu'elle n'a jamais fait avant. Elle parle. « Tu as raison sur presque tous les points. Oui, j'ai quitté mes vices en arrivant ici – disons que ma mort m'en a largement dégoûtée. Oui, ce monde est une nouvelle vie pour moi. Mais tu as tout faux quand tu dis que tous mes problèmes se sont envolés. Il y a des choses qui ne disparaissent pas, jamais. » Elle marque une pause. C'est un peu dur. Puis elle se tourne vraiment vers elle, change carrément de position sur le lit, et sourit. « Mais tu le sais ça n'est-ce pas ? Seulement tu ne sais pas que tu n'es pas la seule à qui ça arrive. » Là, elle devrait lui dire. Lui expliquer ce que l'on a trouvé chez elle. Mais c'est compliqué, même elle a eu du mal à saisir tout ce que la psychiatre lui a raconté. Elle pourrait lui montrer un exemple. Sortir toute la monnaie de son sac et lui montrer comme il lui est difficile de la compter. Ou alors elle pourrait réciter ses tables de multiplication, elles pourraient faire une course d'orientation, jouer au black jack, à ce jeu de mémoire où la dame va au marcher et où il faut répéter dans l'ordre tout ce qu'elle y achète... Mais Lizzie ne peut pas. Elle a honte, en fait. Alors elle décide de s'en tenir au théorique. « Je suis... Enfin il existe un, un trouble... C'est un peu, hum... » Elle s’interrompt. Elle voit bien qu'elle n'est pas très sûre d'elle et qu'elle dit n'importe quoi. Alors elle le dit un peu moins fort. « Je suis dyscalculique... C'est un défaut neurologique, je crois, enfin peu importe. Ça veut dire que j'ai des difficultés avec les chiffres, les opérations, l'heure, l'orientation avec une carte, l'ordre des choses dans n'importe quel domaine, enfin, tout ce genre de trucs quoi. » Elle ne l'a jamais dit à personne, et la voilà qui se livre à la première venue. Non, pas la première venue, plutôt une fille qui pense pouvoir être excusée de sa méchanceté parce qu'elle a un problème qui ne partira pas. Lizzie est contente de pouvoir lui prouver qu'on peut être gentil même avec un handicap – enfin, contente, pas tant que ça quand même. Et si l'autre la prend de pitié ? Elle déteste la pitié. Elle n'en a pas besoin, c'est pour ça qu'elle avait refusé toute aide après le diagnostic. Ils avaient tous pitié d'elle. Ses qualités de travail, sa bonne volonté ? Ils avaient tout oublié, ils n'avaient plus vu en elle qu'un handicap, oh la pauvre enfant. Ç'avait été pire que tout. Si Louise la prend en pitié, Lizzie garderait au moins en tête de ne plus jamais dévoiler ça à quiconque. Mais quelque chose lui dit qu'elle ne le fera pas. Elle qui avait tant de gêne à remercier, elle qui ne veut paraître faible pour rien au monde, elle ne fera pas endurer à une autre ce qu'elle veut à tous prix éviter d'endurer. Alors Lizzie espère en guettant sa réaction.
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Sam 9 Juil - 16:02

Louise s'étonne des paroles de la petite Lizzie. Et elle qui pensait être la seule à avoir à porter sa maladie comme un fardeau ! Louise ne comprend pas, comment quelqu’un pourra-il vivre la même chose qu’elle ? C’est impossible que cette fille, cette gentille blonde, ait à supporter le même genre de problèmes qu’elle. Elle lui lance un regard interrogateur, elle voudrait savoir ce qui cloche chez elle, ce qui n’a pas l’air de l’empêcher d’être heureuse. Elle la détaille, cherche à deviner ce qui peut ne pas aller. « Je suis... Enfin il existe un, un trouble... C'est un peu, hum… Je suis dyscalculique... C'est un défaut neurologique, je crois, enfin peu importe. Ça veut dire que j'ai des difficultés avec les chiffres, les opérations, l'heure, l'orientation avec une carte, l'ordre des choses dans n'importe quel domaine, enfin, tout ce genre de trucs quoi. Lizzie chuchote, comme si elle ne voulait pas que ça se sache, un peu comme si elle en avait honte, aussi. Louise, elle, tombe des nues. Comment aurait-elle pu deviner qu’elle avait tant en commun avec cette fille ? Qu’elle aussi doit supporter cette maladie incurable qui ne s’en ira jamais. Certes, c’est déjà moins contraignant mais tout de même. Louise la plaint, elle ressent de l’empathie pour elle. Mais pas de la pitié, jamais. Alors elle attrape la main de sa voisine sans même la regarder. Elle garde les yeux fixés sur le mur mais elle sent que c’est à son tour de dire quelque chose. Tu connais l'ostéogenèse imparfaite ? La maladie des os de verre ? Il suffit d’une chute, une toute petite chute. Elle ne la regarde pas, elle ne veut pas voir sa réaction.




je suis désolée pour ma petite réponse toute pourrie mais c'était pour le défi (a) promis, je me rattrape la prochaine fois

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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Sam 9 Juil - 18:21

Surprise. Rien ne peut être plus surprise car soudain, la froideur a disparu. Totalement. Brusquement. Merveilleusement. Louise fait quelque chose à laquelle Lizzie ne s'attendait pas, à laquelle Lizzie ne pouvait pas s'attendre. Elle lui prend la main. Serait-ce de la pitié ? Non, ça n'y ressemble pas. Elle coule un regard sur le visage de sa voisine qui elle, a détourné le sien. Ce n'est pas de la pitié. Ce serait presque de la tendresse. Mais c'est surtout de la compréhension. Cette émotion que Lizzie a attendu toute sa vie, pendant plus de vingt ans elle a attendu que quelqu'un la comprenne, que quelqu'un la regarde vraiment. Elle était populaire, elle était riche, puis elle était clubbeuse, mais personne ne la comprenait vraiment, pas entière. Mais maintenant, elle a la sensation que si, que ça y est, le monde se remet doucement à l'endroit : quelqu'un comprend. Un peu, pas totalement bien sûr, mais c'est déjà tellement grand. Lizzie attend que Louise parle. Elle va le faire, les aveux papillonnent derrière ses lèvres comme ils le faisaient derrière les siennes juste un peu avant – quelle symétrie dans leurs agissements. « Tu connais l'ostéogenèse imparfaite ? La maladie des os de verre ? Il suffit d’une chute, une toute petite chute. » Non, Lizzie ne connaît pas. Mais le nom en dit long, et la précision apportée, encore plus. Puis Lizzie se souvient du film, oui, ce film dont un ami, au collège, était fan. Oui, ça lui revient : Jean-Pierre Jeunet, Audrey Tautou, le vieux monsieur avec du papier bulle partout... Oui, définitivement, ça remonte en elle, d'ailleurs elle repense à cette phrase qu'avait dit Euphrasyne au Dédale, cette phrase tirée du film : vous n'avez pas la maladie des eaux de verres, vous pouvez vous cogner à la vie. Elle comprend la colère de Louise. Elle comprend sa colère, sa rage d'avoir des os si fragiles, similaire à Lizzie sa rage d'avoir un cerveau si incapable. Elle sourit, encore. Et dire que tout cela ne serait jamais arrivé dans un hôtel normal, avec des panneaux 'ne pas déranger' et des cartes pass pour toutes les portes. Quelle coïncidence qu'elles se soient rencontrées. « On fait vraiment la paire... » Oui, la jeune femme à l'apparence légère mais au cerveau défaillant, et celle au squelette de verre mais au mental d'acier : le symétrie est parfaite. Lizzie ne peut que s'en émerveiller. Elle aimerait bien rester là encore longtemps, à tenir la main de Louise, toutes deux dans un silence tranquille, comme le premier. Et pourtant, le premier silence naissait de sujets légers, celui-ci naît de sujets graves, et pourtant le second est presque plus agréable que le premier. Mais il faut qu'elle se lève, qu'elle prépare tout ça. Elle glisse hors de la main de Louise et se lève, à nouveau pétillante et énergique. « Bon, tu ne vas pas dormir par terre non plus hein ! Je vais voir à l'accueil pour un deuxième matelas, je reviens. » Elle sort donc de la chambre, tout sourire. Ça fait longtemps qu'elle ne s'est pas sentie aussi bien. C'est peut-être ça le bonheur.

c'est rien x) en le postant je m'attendais bien à ce que tu saute sur l'occasion pour réaliser le défi !
Bon, maintenant c'est comme tu le sens, on peut aussi bien s'arrêter là que continuer ; si on s'arrête là ben... on en reste là (ça t'en bouche un coin mon raisonnement hein ?) et si on continue Lizzie remonte et ça repart. As you want!
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Sam 9 Juil - 19:45

Louise devine que Lizzie ne s’attendait pas à sa réaction. Qu’elle pensait sans doute qu’elle s’en moquerait, ou bien qu’elle dirait une de ces paroles passe-partout, un de ces « désolé » pas vraiment sincères, juste dit parce que c’est de circonstance. Mais Louise n’est pas comme ça. Ce n’est pas seulement parce qu’elle comprend parfaitement ce que la blonde ressent, mais aussi parce qu’elle a toujours détesté les formules d’usage qui n’arrivent qu’à mettre les gens plus mal. Ces formules stupides et hypocrites. Combien de fois ne lui a-t-on pas déclaré être sincèrement désolé ou comprendre sa souffrance. C’est idiot, comment quelqu’un en bonne santé pourrait-il la comprendre ? Elle déteste les hypocrites. Louise ne regarde pas le visage de Lizzie mais elle lit sa surprise dans sa main hésitante qu’elle tient dans la sienne. Son étreinte se fait plus ferme lorsqu’elle lui confie, sans vraiment s’y attendre, qu’elle est malade, elle aussi. On fait vraiment la paire... Elle a raison, elles n’ont pas besoin de se murmurer de fausses consolations parce qu’elles comprennent vraiment leur souffrance mutuelle. Louise était loin de se douter, en entrant dans la chambre qu’elle pensait inoccupée, qu’elle aurait une discussion si intéressante avec quelqu’un. Quelqu’un comme elle, quelqu’un qui peut la comprendre, quelqu’un qui n’éprouve aucune pitié quant à sa condition et qui ne la juge pas. Quelqu’un avec qui c’est reposant de parler. Je pense que tu as raison. Effectivement, elle est contente qu’elles se ressemblent autant. Elles sont blondes toutes les deux, elles ont sans doute presque le même âge, elles sont nouvelles par ici, elles sont malades, aussi. Et elles n’ont pas pu laisser la maladie à leur ancienne vie, elles sont obligées de la supporter encore ici. Et c’est justement insupportable aux yeux de Louise. Pourquoi tout le monde aurait-il le droit de recommencer une nouvelle vie ici, lavés de tous leurs vices ? Elle, elle ne méritait pas ça et elle continue de subir la vie au lieu de l’apprécier. Ce n’est pas juste, vraiment pas. Comment pourrait-elle avancer et laisser son ancienne vie derrière elle quand ses vestiges se rappellent à elle ? Mais elle n’est pas seule. Elle n’est plus seule désormais. Lizzie comprend ce qu’elle ressent, ce qu’elle veut dire, pourquoi elle est si cruelle. Elles vivent la même chose ; elles sont presque semblables. Lizzie finit par se lever, elle quitte la chambre à pas de loup. Bon, tu ne vas pas dormir par terre non plus hein ! Je vais voir à l'accueil pour un deuxième matelas, je reviens. Louise s’allonge sur le lit. Elle qui ne parvenait pas à dormir, il lui suffit maintenant de fermer les yeux et voilà que son esprit s’enfonce dans les profondeurs du sommeil. Elle sait qu’elle va revenir et qu’elle ne s’offusquera pas de la trouver endormie dans son lit. Au fond, Lizzie a raison, elles se sont bien trouvées.





je pense que c'est mieux de terminer comme ça, on a déjà notre lien, la rencontre est bouclée, après on risque de tourner en rond (surtout que Louise était super fatiguée au départ) et puis on pourra toujours refaire un sujet quand je reviendrai de vacances
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   Sam 9 Juil - 20:11

bon ben, c'est parti alors ! Merci pour ce super rp et go chercher nos supers icones
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MessageSujet: Re: Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise   

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Pour le panneau 'do not disturb', on repassera ♣ Louise

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