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 Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.

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MessageSujet: Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.   Mer 29 Juin - 12:04


Au moins, ça lui changeait des dingues. Cette fille là n'avait pas tout pour lui plaire, mais elle respirait la joie de vivre, la bonne humeur, et c'était là deux qualités inestimables aux yeux de Zadig. Et sérieusement, quel bel hôte hémérique il aurait fait, s'il l'avait laissé là, coincée dans Le Dédale, sous la pluie battante qui n'allait pas se retenir d'éclater ? Sa décision avait été prise en quelques secondes : elle n'avait pas l'air bien méchante, ni bien salissante : elle ne causerait pas de dommages à son petit appartement. Et si elle se révélait à la hauteur de ses espérances, peut-être condescendrait-il à lui laisser son lit et à dormir de la canapé. Mais c'était une autre histoire. Pour l'instant, il s'était occupée de la faire grimper sur son vélo, et il l'avait conduit jusqu'au bas de chez lui. Accrochée comme elle était, ils n'avaient pas beaucoup pu parler. Que savait-il d'elle au juste ? Elle s'appellait Lizzie, du moins c'est ce qu'elle avait dit, et tel serait désormais le nom qu'elle porterait aux Hémérides. Ce nom lui disait quelque chose d'ailleurs, mais impossible de savoir quoi. Peut-être une Anglaise qui l'avait croisé sur Terre plusieurs années auparavant. Elle s'appellait Lizzie, elle avait failli mourir d'un coma éthylique et avait rencontrée une allumée sympathique du nom d'Euphrasyne dans Le Dédale. En roulant, c'était surtout lui qui avait parlé. Il lui avait expliqué ce qu'étaient les Hémérides, à quoi elles ressemblaient, comment elles étaient nées, et depuis combien de temps il était là, lui. Mais sur lui, il n'en avait pas dit beaucoup. Pourtant elle aurait compris, au vu de sa mort à elle. Mais non, justement. Dans la tête de Lizzie, il savait avec quoi overdose devait rimer : dépravé, ou bien jeunesse dorée. Rien ne lui convenait, et il n'avait certainement pas envie de parler de ça avec elle. Lizzie venait d'arriver aux Hémérides : il y avait mille autres sujets de discussion possibles. Les quatre soleils n'allaient pas tarder à se coucher, il était temps de rentrer, après on ne distinguerait plus rien. Il la fit descendre du porte-bagage, s'assura que le trajet n'avait pas été trop rude et la fit grimper au deuxième étage de l'immeuble dans lequel il logeait.

Zadig n'avait jamais voulu quitter la Zone Urbaine : c'était tout de même là qu'il se passait le plus de choses, et que le plus grand nombre de nouveaux arrivants débarquaient. On lui avait proposé une fois une espèce de maisonnette à l'orée des Cosses, mais très peu pour lui : s'il gardait bien une seule chose de sa vie terrienne, c'était son besoin de confort une fois chez lui. Et les maisonnettes rustiques laissaient tout de même à désirer. Il la fit passer devant, et en quelques phrases concises, lui fit faire le tour de la petite propriété. « Cette immense pièce, c'est le salon, la salle à manger et ma chambre. Au fond à droite, les toilettes et juste ici, la cuisine. Fais comme chez toi. » Il n'y avait qu'une chaise et pas de fauteuil dans le coin, c'est donc tout naturellement qu'il s'assit sur son grand lit, ses genoux relevés devant lui. Il la regarda se débarrasser de son manteau. Ce n'était pas exactement son genre de fille, mais elle lui plaisait. En fait non, elle le déstabilisait. Et il se rendit compte que ça n'avait rien à voir avec son corps ou quoi que ce soit. Il y avait quelque chose dans cette fille qu'il connaissait trop bien. Ce regard joueur, ces mains qui papillonnaient, sa façon altière de marcher... Il n'arrivait pas à savoir quoi, mais il y avait quelque chose en Lizzie qui lui évoquait une certaine crainte et de sombres souvenirs. D'un geste de la main il chassa ces pensées et lança : « Tu veux que je te serve quelque chose ? Un café, un jus de fruit ? » Dehors, le noir se fit. Déjà la nuit.
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MessageSujet: Re: Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.   Ven 1 Juil - 15:43



(c) the moldy peaches - nothing came out

Chanceuse petite Lizzie. Égarée dans le Dédale, les nuages noirs au-dessus de sa tête, elle avait néanmoins réussit à sortir de ce bourbier. En fait, elle ne s'en était pas vraiment sortie toute seule – pour ne pas dire pas du tout. Elle s'était simplement faite aidée par un gentil jeune homme qui l'eut trouvée là et qui l'avait aimablement invitée à grimper sur son vélo. C'était un peu français les vélos, enfin dans l'idée de Lizzie c'était Paris, c'était les jeunes garçons un peu bohème, avec leur petite casquette et leur bouquet de fleurs. Romantique ? Oui, un peu. Elle avait accepté avec joie, elle qui quelques heures auparavant avait décliné toutes les explications qu'on lui proposait. Au revoir, l'indépendance. Elle avait en effet besoin d'elle, et ce gentil garçon était tombé à pic. Ils discutèrent sur le chemin, elle haussée sur le porte-bagage et lui se tordant le cou pour tenir la conversation. Il s'appelait Zadig. C'était lui qui tenait les rênes de ce monde, les Hémérides qu'il lui disait, depuis que son fondateur était parti. Il était très sympathique. Elle, de son côté, un peu bavarde il faut l'avouer, elle avait parlé de sa petite vie, sa petite mort alcoolisée et son parcours dans le Dédale. Enfin ils arrivèrent devant l'immeuble où logeait Zadig, en pleine Zone Urbaine – là où elle s'était réveillée, comme une belle au bois dormant, même pas une journée de ce là. Ils entrèrent dans le petit appartement, Zadig lui en fit faire succinctement le tour. C'était assez joli, pas le grand palace auquel son statut social lui avait donné droit, quand elle était sur Terre. Mais elle aimait bien. Elle enleva son manteau. Lui s'assit sur son grand lit et finalement, Lizzie décida de s'asseoir à coté de lui, enfin, sur son lit aussi. Elle n'avait pas très envie de s'asseoir à même le sol – de vieilles habitudes, vous savez, on ne s'en débarrasse pas si facilement. « Tu veux que je te serve quelque chose ? Un café, un jus de fruit ? » Oui, boire, c'était une bonne idée. Elle notifia qu'il n'avait proposé aucun alcool et ne put s'empêcher de sourire : était-ce par tact, maintenant qu'il la savait décédée après un coma éthylique ou juste parce qu'il n'en avait pas ? Il était fort probable que la deuxième option soit en vigueur. Peut-être qu'il n'aimait pas ça. Ou que boire n'était pas très bien vu ici. De toute façon, ça lui convenait parfaitement puisqu'elle ne comptait pas retoucher à la moindre goutte d'alcool de sitôt. Un jus de fruit serait parfait. Elle aimait presque tous les jus, mais cela dépendrait quand même de ce que son hôte aurait. Elle n'allait pas non plus demander de la papaye ou de la goyave, bien sûr. Oh et puis, elle pourrait aussi bien se laisser surprendre, pourquoi pas. « Je prendrais bien un jus oui, s'il te plaît. Sers-moi de ton préféré », ajouta-t-elle malicieusement. Les goûts et les couleurs, elle aimait bien ça. Tandis que Zadig s’affairait près de son frigo, elle regarda un peu par les fenêtres et remarqua que la nuit était déjà tombée. Avec un peu de chance, le canapé ne serait pas trop inconfortable... quoi qu'elle avait eu énormément de chance de tomber sur le chef des Hémérides dès sa première soirée. Mais elle eut quand même un petit pincement au cœur en pensant à Paris, sa chère ville de clubbeurs. Elle adorerait fonder une boîte de nuit ici, plus tard. Elle ne fonctionnerait plus sans objectif désormais, et la voilà qui s'en fixait déjà un. Elle se tourna vers Zadig et demanda, autant par simple curiosité que pour engager la conversation : « Au fait, on trouve quoi en ville ici ? » Elle ne savait pas si c'était très clair comme formulation, mais tant pis. Elle faisait confiance à ce gars si gentil pour comprendre ce qu'elle voulait dire, comprendre qu'elle avait juste envie de parler.
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MessageSujet: Re: Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.   Ven 1 Juil - 18:05


« Je prendrais bien un jus oui, s'il te plaît. Sers-moi de ton préféré » Il se leva d'un mouvement preste, haussant un sourcil. Sympathique réponse. Brin de séduction ? Il lui lança un regard en coin. Non, elle semblait simplement un peu rassérénée d'être là où elle se trouvait. Il s'affaira près du frigo, dénichant son préféré. Framboise. Son sourire ne le quittait pas. Un sourire pourtant amer, car s'il y avait peu de choses qui lui faisaient se souvenir de son passé, le goût du jus de framboise en faisait partie. Vodka-framboise ? C'est un cocktail de lopette ça Zad' ! Oui, peut-être. Un cocktail pourtant délicieusement sucré, acide à souhait, qu'on buvait sans le sentir passer. De quoi être d'aplomb toute la soirée par la suite. Zadig avait arrêté les cocktails, et n'y toucherait plus. Plus jamais. Par contre, il avait reporté son amour des cocktails sur le jus de framboise, et en avait toujours deux ou trois bouteilles pleines. Il se saisit de deux verres, versa le précieux jus en quantités égales et revint vers son hôte d'un soir. Il était satisfait de voir qu'elle n'avait pas tiqué lorsqu'il ne lui avait pas proposé d'alcool. Une ancienne clubbeuse, voilà tout ce dont il ne voulait pas entendre parler. Fort heureusement, il faudrait qu'elle se démène si elle souhaitait boire un peu d'alcool, les Hémérindiens n'en étant a priori pas fanatiques. Mais elle semblait à dix lieues de ce genre de pensées, et Zadig en était rassuré. « Framboise, si ça ne te convient pas j'ai du jus d'orange et un fond de jus d'ananas » Oui, il était très jus. Une habitude d'ancien alcoolique, mais Lizzie ne s'en rendrait probablement compte : elle n'avait jamais été ancienne alcoolique. « Au fait, on trouve quoi en ville ici ? » Retour à la réalité. La blondinette ne se préoccupait pas de ses angoisses à lui, et ses pensées semblaient vagabonder dans une toute autre direction. Vers une piste plus simple, plus agréable aussi. Alors pourquoi le coeur de Zadig se serra soudain ? Tout ce qu'il voulait, c'était fuir ses angoisses et engager une franche discussion, non ? Pourquoi cette amertume de l'esprit, en sentant qu'il devrait faire avec elle comme si de rien n'était, comme s'il n'aurait pas lui aussi pu mourir comme elle. Comme si les jus n'étaient pas le témoin de quelque chose. Comme s'ils ne se connaissaient pas du tout. Il fronça les sourcils. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? La blonde en face de lui, comment s'appelait-elle déjà, Lizzie ? Bref, cette blonde-là, il ne la connaissait pas, et elle lui offrait la possibilité d'une discussion à bâtons rompues, une discussion qu'il maîtrisait déjà sur le bout des doigts : parlons des Hémérides, restons en terrain connu. Qu'est-ce qu'il y avait en ville ? Zadig, sourire aux lèvres, reprit contenance, si tant est que son égarement eut été visible et expliqua didactiquement : « Ici on est dans les Logements, ils sont un peu excentrés par rapport au reste de la zone urbaine. À l'intérieur de la ville, y a pas mal de bâtiments, comme la Jouetterie si tu cherches du travail, ou la Place Publique si t'es en peine de spectacles. Et tu demanderas aux gens, ils sauront t'indiquer où est le Chapiteau Commercial. Une espèce d'immense cercle qui rassemble toutes les boutiques du coin. Ca vaut le coup d'oeil. » Puis, conscient de la situation dans laquelle il se plaçait toujours avec les nouveaux arrivants il ajouta en riant. « Je fais un bon guide touristique n'est-ce pas ? » Affabilité, bonne humeur, naïves boutades, Zadig le bienheureux dans toute sa splendeur. Oubliées, les craintes passagères, oubliés, les fantômes rôdant autour des jus de fruit. « Tu as débarqué dans Le Dédale directement toi ? » Puis, sans trop savoir pourquoi, sans trop résister aux ombres du passé qui s'obstinaient à ne pas le quitter, il ajouta. « Ne t'inquiète pas si au fil des jours tes souvenirs s'estompent.. on finit par oublier beaucoup de choses terriennes » Zadig en avait oublié, des choses. Des visages. Des lieux. Des habitudes. Mais il n'avait pas tout oublié. Et il y avait quelque chose dans les manières de cette fille, derrière sa simplicité qui lui donnait envie de poursuivre la discussion, quelque chose d'insaisissable et pourtant de connu.

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MessageSujet: Re: Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.   Ven 1 Juil - 20:32



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Il est gentil et en plus, il a bon goût. Il lui sert du jus de framboise, c'est très bon le jus de framboise, acidulé et pourpre. Et puis dans son attention il mentionne même que si ça ne lui plaît pas, il a aussi du jus d'orange – un peu classique – et un peu de jus d'ananas – ça, totalement original. Elle l'aime bien, ce type. Elle aime bien son assurance, lui qui est si jeune et qui gère un monde entier en pleine extension, il a encore la simplicité d'accueillir une petite nouvelle perdue chez lui. Les gens qui ne prennent pas la grosse tête, ça la change. Parce qu'avant elle en avait connu de ces gens, elle en avait connu beaucoup. Trop, probablement. Mais là, c'était tout neuf, ce jeune homme qui discutait légèrement avec elle. Les sujets de discutions légers, elle maîtrise. Les trucs graves elle ne les aime pas trop, ça l'oblige à se rendre compte qu'elle aussi, elle a (eu ?) des problèmes. Ç'aurait été trop beau que sa petite famille fonctionne, que ses parents l'aiment, qu'elle soit assez intelligente pour devenir vétérinaire. Mais non. Elle avait tout foiré là-haut, ici elle pouvait reprendre les choses en main. « Ici on est dans les Logements, ils sont un peu excentrés par rapport au reste de la zone urbaine. À l'intérieur de la ville, y a pas mal de bâtiments, comme la Jouetterie si tu cherches du travail, ou la Place Publique si t'es en peine de spectacles. Et tu demanderas aux gens, ils sauront t'indiquer où est le Chapiteau Commercial. Une espèce d'immense cercle qui rassemble toutes les boutiques du coin. Ça vaut le coup d’œil. » D'accord, elle retient. Retenir toutes les informations nécessaires elle sent qu'elle va en avoir besoin. Si elle veut devenir un peu comme Zadig, jeune, sage et responsable. Et indépendante, oui, l'indépendance elle adore ça. C'est son obsession du moment. Alors toutes ces informations sur le centre ville, la zone urbaine, elle tâche de les mémoriser au mieux. Son hôte rit un peu, il trouve qu'il fait guide touristique. « Guide tout court, réplique Lizzie. Tu es de loin la personne la plus utile que j'aie rencontré ici. » C'est sincère, Lizzie n'aime pas trop mentir. « Tu as débarqué du Dédale directement, toi ? » Ah, il va falloir admettre son trop-plein d'estime de soi. Elle en rigole un peu maintenant, c'est vrai qu'elle devait avoir l'air ridicule aujourd'hui, à marcher en rejetant toute aide extérieure ! « Non, en fait je suis d'abord arrivée en centre ville. Sur un banc, pour être précise. Puis je me suis mise à marcher, j'ai exploré les champs un peu... en refusant l'aide qu'on me proposait, je dois avouer. » Elle réfléchit un tout petit peu, est-ce qu'elle doit lui dire ça ? Ils se connaissent à peine. Oh et puis tant pis, il n'est pas méchant et elle lui doit bien un peu de confiance. « En fait je... je crois que j'avais trop envie d'être « indépendante » pour accepter qu'on m'aide, ahah. » Oui, il vaut mieux rire de son propre ridicule, ça passe toujours mieux. Zadig prend un petit air pensif qui éclipse son sourire une infime seconde, puis adresse à Lizzie, comme un conseil avisé : « Ne t'inquiète pas si au fil des jours tes souvenirs s'estompent.. on finit par oublier beaucoup de choses terriennes. » Oubli. Elle n'a pas très envie d'oublier. Oublier ce qui est elle, cela reviendrait à quoi ? S'effacer ? Elle n'apprécie pas trop l'idée. Alors elle se promet qu'aussi longtemps qu'elle en aura la force, elle essaiera de se souvenir. Même des choses douloureuses. Ses parents, sa grand-mère, tout. Tout garder en elle et ne rien supprimer. Mais c'est probable qu'elle se mette à oublier de tous petits détails. Comme l'endroit où elle est morte. Quoi que, il était tellement bien ce club... De fil en aiguille, ses pensées dérivent tandis que ses yeux se plongent dans le vide. Elle n'a pas répondu à Zadig, ce n'est pas si important que ça. Soudain, elle secoue la tête et dit d'un air un peu absent : « Quand même, ça va lui bousiller sa réputation au Cruise's, une gosse morte après un coma éthylique... » Les clubs parisiens. Et dire qu'elle aurait pu savoir, deviner juste, que tous fréquentaient les mêmes.
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MessageSujet: Re: Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.   Ven 15 Juil - 15:54


Cette fille, c'est une fille bien. Ici, la majorité des gens ont envie de bonne humeur et d'indépendance, et au bout de quelques temps, renoncent à leur vilaines habitudes. Mais elle, c'est différent. Zadig se trompe rarement sur les gens : c'est une fille bien, qui n'a pas eu besoin de temps pour comprendre que le bon côté de la force était encore le meilleur. Et puis, le jus de framboise lui convient, c'est pas bon signe ça ? À moins, la bouche de Zadig se tord dans un mauvais rictus, à moins que ce ne soit qu'une ancienne alcoolique comme lui. Il rigole. Ca se voit à sa tête que non : sûrement une fille de bonne famille, ayant un peu forcé sur le vin cette soirée-là. Il n'y a que ce prénom, Lizzie, qui lui évoque quelque chose de très confus, mais impossible de remettre le doigt dessus. Déjà qu'il a du mal à se souvenir de ses amis sur Terre, alors un malheureux prénom... Il passe. Il sourit. La fille est une fille bien. Indépendante. Elle explique. Elle refusait l'aide, mais pas la sienne. L'indépendance a ses limites, quand on débarque ici, il le sait bien. Ca, il s'en souvient. Ses premiers jours ici, quand il ne croisait absolument personne, et qu'il s'était accroché au fondateur comme une île à son rocher. Il n'avait rien du guide confiant, alors. Plutôt un névrosé agité et paumé. Puis il s'était reconstruit, et il avait oublié. Du moins, c'est ce dont il essayait de persuader. Il priait pour avoir tout oublié, sachant pertinamment combien il se mentait à lui-même. Mais elle, cette fille bien, elle ne semblait pas vouloir oublier. Il avait lancé ce mot, comme un espoir, et elle se perdait dans ses pensées. Il la regardait, l'esprit tranquille, et la phrase qu'elle prononça vint s'incruster dans son esprit. « Quand même, ça va lui bousiller sa réputation au Cruise's, une gosse morte après un coma éthylique... » Il se passa quoi ? Un centième, un millième de seconde ? Rien, absolument rien, aucune seconde même avant que les neurones de Zadig ne fassent la connexion. Il s'entendit répliquer dans l'instant même, inconsciemment, et riant, d'un rire galamment narquois comme il ne l'avait plus fait depuis une année : « Sérieusement, tu allais au Cruise's toi ? Mademoiselle méprise les Planches ? » La fin de sa phrase s'étrangla dans sa gorge, et il se tut soudain, muet comme une carpe. Il n'avait rien oublié. Les images explosaient dans sa tête. La devanture lounge du Cruise's, et juste en face, la fameuse et minable boîte des Planches. Les troupes de jeunes se faisant face, se connaissant tous, s'appelant de part et d'autre de la rue, se rjeoignant, se quittant, s'embrassant, hurlant. Et lui, Zadig, porté par la foule, finissant la dernière bouteille de vodka, s'engouffrant dans la boîte. Sa tête lui faisait mal. Il voulait qu'elle n'est pas entendue. Impossible. À la voir rester comme deux ronds de flanc, elle avait compris. Ils avaient fait partie du même monde. Lizzie. Des flash, encore. Ce prénom, Lizzie, hurlé, acclamé, répété, par ceux d'en face. Il ne sait pas encore complètement, que le monde est vraiment petit. Il la regardait avec horreur, avec dégoût, ce dégoût qu'il s'inspirait lui-même. Il ébaucha comme un rattrapage malheureux, une tentative dérisoire de faire tourner le vent de la conversation, tant qu'elle n'avait encore rien dit. « Techniquement tu auras simplement disparu pour eux, le club dont tu parles ne sera pas mis en faute. » Il se mordit les joues. Il se sentait idiot, à rattraper ce qui avait été lancé. Il détourna son regard, qui rebondit sur le jus de framboise. Oui, peut-être une ancienne alcoolique. Mais elle ne savait pas, elle ne savait pas ce que Zadig pensait de ces clubs et malgré son regard effrayé, pouvait-elle seulement deviner combien il avait horreur de tout cela ? Et parallèlement, psychotiquement, combien tout cela l'attirait désespérément ? Il enfonça ses ongles dans sa peau. Sombre crétin. Il se força à relever la tête en entendant le son de sa voix. Et sur son visage, il ne voyait plus de fille de bonne famille. Il s'était trompé, sur toute la ligne. Cette fille, ce n'était pas une fille bien. Pas du tout.
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MessageSujet: Re: Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.   Mar 19 Juil - 8:13


Il y a comme un déclic, soudainement. Un éclair qui passe sur le visage de Zadig à une vitesse folle, qui le métamorphose totalement. Son air de petit dandy parisien prend une autre teinte. Une teinte que Lizzie connaît par cœur, un air de déjà-vu assaillit ses yeux, son cerveau carbure. Son air de parisien propre-sur-lui, avec sa panoplie complète de la vieille école, béret, vélo et baguette de pain, tout cela disparaît. Son côté parisien est ailleurs. Dans le rire qui lui échappe, un rire assuré, gentiment railleur, sarcastiquement séduisant. Il est un parisien qu'elle connaît par cœur. Comme tant d'autres. Il rit ainsi, l'éclair est toujours là, il n'est plus ni maître des Hémérides ni guide pour petits nouveaux perdus. Il est parisien, incroyablement. Il est le Paris qu'elle a toujours adoré. « Sérieusement, tu allais au Cruise's toi ? Mademoiselle méprise les Planches ?  » Elle le savait. Elle le savait qu'il avait un goût de déjà-vu. Elle avale d'un trait son jus de framboise. Beaucoup trop vite, ça lui brûle presque la gorge. Ça brûlerait presque comme un verre de vodka. Vodka-framboise, elle avait entendu ça quelque part un jour. Probablement entre le Cruise's et les Planches, ces deux clubs diamétralement opposés et pourtant si proches. Elle est abasourdie. Le monde est tellement petit que la voilà qui trouve un adepte des Planches après sa mort. Un homme comme elle, un qui était de ces bandes de joyeux beurrés se faisant face de part et d'autre de la rue, riant sans raison, s'aimant, se détestant, souvent les deux en même temps. Tous ces souvenirs, Lizzie les accueille généreusement : elle les regrette parfois, mais elle ne serait personne sans eux. Le Cruise's avait était toute sa vie pendant des années. Elle s'y était fait un nom. Elle avait survécu grâce à lui, elle avait survécu au diagnostic, elle avait survécu à la vocation de vétérinaire envolée comme cendres dans le vent. Elle avait tenu bon, elle avait forcé sur la bouteille, elle avait ri, elle avait dansé, elle avait cessé de se poser des questions. Elle était morte, aussi. Mais de toute façon un tel état d'inconséquence ne peut durer bien longtemps. N'empêche qu'elle n'était pas honteuse de tout ça. Oui, elle n'avait pas fait que des bons choix. La faute à qui ? Toutes les portes avaient claqué devant elle, l'avenir s'était refermé et il ne lui avait plus resté que le présent. Tout ça à cause d'un foutu trouble cognitif. Elle s'était noyée dans ce monde sans lendemain et ç'avait été parfaitement délicieux. Un point c'est tout. Elle dévisagea Zadig, elle était incapable d'articuler le moindre mot. L'éclair était repartit, le déclic avait disparu, il était redevenu le gentil guide un peu parisien, mais le parisien avec béret et baguette. Elle avait fini son verre de jus de framboise. Il baissa les yeux, essaya de se reprendre. Pour quoi faire ? Était-il si honteux de ce qu'il avait été ? Il disait que les souvenirs s'estompaient – Lizzie venait de lui donner la preuve par l'exemple qu'ils étaient prêt à resurgir à la moindre provocation. Soudain, elle a l'impression de le connaître mieux que personne ici. Elle vient de côtoyer la face immergée de l'iceberg. Ce qui n'enlève rien au charme de ce petit glaçon flottant sur l'eau. « Techniquement tu auras simplement disparu pour eux, le club dont tu parles ne sera pas mis en faute. » Le club dont tu parles. La seconde d'avant, ce club inconnu était dans sa bouche le Cruise's. « Je ne suis pas... morte ? Juste disparue ? » Elle posa cette question mais elle n'y était pas. Elle n'était pas du tout à cette discussion-là, elle était restée bloquée à la phrase précédente, et au tonnerre qui avait succédé l'éclair. Lizzie voyait un iceberg qui essayait de faire de la mousse autour de lui. Lizzie voyait une autruche qui enfonçait sa tête dans le sable et prétendait que son arrière-train n'existait pas. Lizzie voyait un lâche. Un homme qui n'avait jamais, jamais fait de croix sur son passé, qui s'était simplement contenté de le recouvrir sans même le supprimer. Il avait tout fait à moitié. Il n'avait pas fait la paix avec ce qu'il avait vécu, il n'avait pas non plus définitivement oublié. Il n'avait pas accepté ce qu'il avait été, il n'avait pas non plus définitivement changé. Lizzie se prit soudain d'une grande pitié pour lui. Sa vie était infiniment triste, et elle était là, à gratter la croûte d'une plaie qui était tout sauf cicatrisée. Elle s'en voulait, elle voulait l'aider, lui. Lui montrer qu'il avait, comme elle, fait les mauvais choix, mais qu'il n'en était pas moins un homme de bien. Comment douter du fait que cet homme là, qui laissait à une inconnue une place dans son appartement, comment douter que cet homme là était bon ? Elle sourit. Un sourire doux, un sourire qu'on fait comme s'il allait avoir l'effet d'un médicament. Elle aurait tellement aimé que ça soit le cas, que ce médicament marche. Et puis, après les longues secondes de silence qui s'imposèrent dès que Zadig eut fini de lui répondre, elle se décida à reprendre la parole. Elle parlait un peu bas, en fait, elle avait peur de faire quelque chose de mal. Elle voulait tellement que tout ce qu'elle allait faire ici, dans sa nouvelle vie, soit bien, soit droit, serviable et amical. Elle voulait aider tout le monde et être aimée pour cela. Alors elle fit ce qu'elle croyait bien, droit, serviable et amical. Elle raconta sa vie. Regarde, on est tous un peu pareil. « Au départ je voulais être vétérinaire. Mais, ahem... » Elle ne pouvait pas, ça, elle ne pouvait pas. Elle n'allait pas déballer à monsieur des choses qu'elle n'avait jamais dites à personne. Elle n'allait pas lui parler de sa dyscalculie qui avait miné tous ces rêves. « ... Enfin, ça n'a pas pu se faire quoi. J'ai beaucoup travaillé, mais je n'ai jamais pu avoir le niveau, je ne l'aurai jamais. Alors j'ai abandonné. Je crois que c'est pour ça... » Elle ne finit pas sa phrase. Elle savait qu'il comprendrait. Ou peut-être qu'il prendrait peur, plus encore. Qu'importait. Il n'était pas seul ici, et il y avait probablement des dizaines d'autres personnes à apprécier et de qui se faire apprécier. Elle sourit à nouveau, d'une manière plus prononcée, et ajouta, comme un conseil avisé : « L'important c'est d'avoir un but. »
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MessageSujet: Re: Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.   

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Au temps pour moi, je pensais ne pas te connaître Lizzie.

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