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 l'écume des jours.

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SAY HELLO TO « Carmen-Astrée »

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MessageSujet: l'écume des jours.   Jeu 7 Juil - 17:21



Les entrées en matière. Certaines in media res, je les apprécie brutales, choquantes, exubérantes ou encore diaboliquement mordantes. Pendue à un arbre exotique tel une pinata, je me balance de façon lancinante, cherchant une activité probante à accomplir. Non pas qu'arracher des cris de douleur à d'innocentes plantes ne me ravit guère, mais au bout de quelques pétales, l'ennui pointe à nouveau le bout de son nez. La sueur, dégouline sans cesse de mon front, réinventant mon corps à chaque goutte. Crinière rousse, chevelure de feu, le moindre de mes cheveux se tortille dans les airs, accaparant les vents, se mêlant à la végétation. La chaleur embourbe mes sens, laissant paraître une once indécise sur mon visage. Personne ne pointant à l'horizon, je m'ennuie. Même les quelques coccinelles bleues frétillant sous mes yeux ne m'intéressent pas. Les écraser pour en voir jaillir le sang d'un orange vif est devenu quelque peu harassant. Non pas que j'ai pitié d'elles mais plutôt de mes doigts. Leur sang déteint et laisse des traces brunâtres sur le bout des phalanges, difficile à ravoir. Je ferme les yeux, repensant un tantinet soit peu à ma vie d'avant. Tout ce que je revois, enfin perçois mollement, n'est que le dernier regard lancé par mon aîné avant que je ne disparaisse dans une voie spacio temporelle, dans le but pur et simple d'attérir dans un univers inconnu et quelque peu biscornu. Ce regard me perturbe encore. Haine et passion se décelaient dans ses rétines que je ne connaissais que trop bien. L'envie de l'embrasser était irrépressible. Comme si ce baiser ci allait arranger tout ce qui se passait aux alentours, tout mes problèmes, toute ma vie. Mais au diable le passé. Des pas se font entendre, et Dieu sait que je ne croise personne dans cette forêt, ou presque. Enfin quelque chose à me mettre sous la dent, mes mains se frottent sans que je ne m'en rende compte. J'allais finir par m'enraciner dans cet arbre qui me tient compagnie depuis maintenant plusieurs mois. Toujours pendue, les cheveux lâchés aux vent, je me laisse aller au sol et dans une position singulière, pleine de grâce tel un chat, me retourne, mains sur les hanches, prête à accueillir ma future victime.
« Bonjour. » dis-je d'une voix extrêmement calme, sourire malicieux posté aux lèvres. Oui, j'ai toujours aimé soigner les entrèes en matière. Depuis sept mois que je suis arrivé, j'ai eu le temps de m'y exercer.




Dernière édition par Carmen-Astrée le Mar 19 Juil - 18:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: l'écume des jours.   Mer 13 Juil - 9:17

Cela faisait maintenant plus d'une heure que j'errais en pleine Papou Asie. J'avais quitté ma chambre au Petit Ritz en début d'après-midi, l'estomac bien plein en prévision des longues minutes de marches que j'allais passer. Je ne savais pas où je devais aller, du moins, pas précisément. Mais je savais parfaitement vers qui je devais aller. Restait à trouver la personne en question. Mon sens de l'orientation perturbé n'aidant en rien, j'avais prévu large : les rumeurs disaient longs sur celle que j'avais à voir, et en sept mois seulement elle avait presque réussi à faire courir à son sujets les bruits de couloirs les plus improbables. Elle était forte, très forte. Les informations les plus fiables que j'avais pu récolter sur elle la disaient passer beaucoup de temps dans la partie sombre de la forêt, et plus particulièrement quand la chaleur devenait quasiment insoutenable – en plein après-midi. J'avais prévu large pour la retrouver. Cependant presque quatre-vingt-dix-huit minutes à écumer le périmètre brûlant et dangereux de la forêt, slalomant entre les arbres, évitant les serpents multicolores, suffit. Au bout de précisément une heure et trente-huit minutes, la chevelure flamboyante annonçant celle que je recherchais se distingua entre les branches. Je m'avançai, sortant de l'ombre, vers l'échiquier sur lequel elle avait pris place en descendant de son arbre. « Bonjour. » m'adressa-t-elle avec le sourire malicieux devenu sa marque de fabrique. Tâchant de paraître sûre de moi, je m'approchai un peu plus d'elle – tout en prenant garde aux dalles balisées – et répondit d'un ton qui se devait de cacher mon émotion : « Carmen-Astrée. Il faut qu'on parle. » Mais ce ton solennel ne me ressemblait pas. Alors, relâchant un peu la pression et presque malgré moi, je souris. Il n'y avait pas mort d'homme... pour l'instant.

[désolée du retard, j'espère que ça te plaira ^^']
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MessageSujet: Re: l'écume des jours.   Mar 19 Juil - 18:14



L'accablante chaleur, accaparait mes sens jusqu'à les paralyser. Glissant sur moi telle une pluie fine et délicate, la sueur me brûlait l'épiderme. Marchant d'un pas léger sur des cases reproduites à l'identique, j'accueillais alors mon nouveau jouet, blonde comme les blés, à l'allure décidément solennelle et sûre d'elle même. « Carmen-Astrée. Il faut qu'on parle. » Son ton bien trop sérieux me fit rire intérieurement. Que croyait-elle venir chercher en me trouvant dans mes derniers retranchements, et qui plus est, que savait-elle ? Personne ne trouve Carmen-Astrée ainsi, sans informations à disposition ou alors cela relève du miracle et encore, j'ai peine à y croire. Tout porte à croire qu'elle ait dû se renseigner auprès d'anciennes victimes. Je trouverais bien parmi tout ceux que j'ai embêté, le décidément, plus courageux d'entre tous ces imbéciles. « Voyons Lizzie, tu ne me dis à peine bonjour. Il se trouve que j'ai été polie pourtant. » J'hésite entre le dédain et le sarcasme. Je mélange les deux, au moins je n'aurais pas à choisir. Mais cela m'intrigue tout de même, sa venue m'est de loin agréable et pourtant, je sais qu'on va véritablement s'amuser. « Détends toi donc un peu, lui dis-je d'un ton rassurant, mais qui cache une monstrueuse ironie, qui à vrai dire me fait jubiler d'avance, une partie d'échec ne peut nous faire que du bien. » Mathématiques, logique, probabilités diverses, mais aussi le hasard, la surprise. L'échiquier des Hémérides était certes mon endroit préféré, mon sanctuaire et elle allait très vite le comprendre. Elle ne pouvait dire non, cela ne vient que de commencer et elle ne le peut le gâcher. Je repense un instant à tout ce que j'ai déjà accompli et je revois ces visages atterrés par l'indignation, la pâleur de leur peau face à mes frasques, leur faciès troublés, effrayés, tétanisés, paralysés, bref. J'aime ça et plus que jamais, j'en veux, encore et encore. J'accélère le pas, sur les multiples cases renfermant mille et un mystère, plus surprenants les uns que les autres. L'envie irrépressible d'en ouvrir une me prends, je dois être patiente. Mon ouïe à l'affut, attendant ma réponse, je me surprends à arrêter en plein vol une de ces libellules de couleur garance, qui deviennent phosphorescents au moment de leur mort. C'est tout en beauté, et Dieu sait que je suis une friande appréciatrice de beauté. Appuyant légèrement sur son corps frêle et chaud, la libellule libère un liquide que je fais alors couler dans ma gorge. Sucré et glacé, je me délecte de sa vie, c'en est fortement agréable. J'attends, les mains posées sur les hanches, les cheveux dégagés, flottants aux vents.


ps : pour le coup du retard, je ne vaux pas mieux, je suis vraiment désolée, je suis très occupée en ce moment (code à réviser, déménagement, travail). Oui ça m'a plut, j'espère que ça te plairas également.

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MessageSujet: Re: l'écume des jours.   Jeu 21 Juil - 17:25

Je fais celle qui n'avait peur de rien, celle que l'on ne magouille pas. Je suis terrorisée. Un faon en joue aurait plus d'assurance que moi à cet instant, lui serait resté lui-même au lieu de prétendre être un lion. Voilà ce que je fai s: je fais le faon qui se prétend un lion. Cela me rappelle d'ailleurs un livre que ma grand-mère me lisait quand j'étais sur Terre. Elle était si gentille... Non, ne pas penser à ça, ça c'est du passé, maintenant je ne suis plus la même. J'ai fait peau neuve, vie neuve, monde neuf. Plus de quoi s’apitoyer sur mon enfance éconduite. Ce qui est fait est fait, révolu. Désormais, Lizzie, c'est une jeune femme assurée qui ne va pas se laisser marcher sur les pieds par la grande rousse qui, pire que tous les chasseurs réunis, la tient en joue de ses yeux perçants. Ses mots sont des balles d'argent. Les quelques fois où elles m'avaient touchées, j'avais été à deux doigts de perdre mon sang froid, à deux doigts de pleurer parfois, et tellement loin de toutes mes bonnes résolutions. Cette fille est un poison, pourquoi m'entêter à vouloir la faire arrêter ? Pourquoi passer des heures à la chercher alors que je la sais nocive ? Serais-je définitivement masochiste ? Peut-être bien. Il ne fallait pas que je me pose de questions. Foncer sans réfléchir. « Voyons Lizzie, tu ne me dis à peine bonjour. Il se trouve que j'ai été polie pourtant. » Pas faux. Sa réplique m'arrache un sourire crispé. Un « bonjour » mécanique file lentement de mes lèvres. Je n'ai rien à envier aux Barbies figées dans le plastique. Ce qui a tout l'air d'amuser Carmen-Astrée qui me répond d'un ton sarcastiquement rabaissant : « Détends toi donc un peu, une partie d'échec ne peut nous faire que du bien.  » La première partie de sa réponse était véridique : Lizzie, détends-toi. Laisse aller, fais-le au feeling, aussi naturellement que tu peux danser dans un club. Je dois me détendre. Sur ce point on est d'accord. Sur le deuxième... Beaucoup moins. Les échecs jamais été mon fort. Peut-être aussi pour son côté mathématiques très prononcé. Peut-être que ça avait un rapport avec ma maladie. A vrai dire, comme ce jeu ne m'avait jamais intéressé, je ne m'étais pas vraiment posé la questions avant. Je n'avais essayé qu'une seule fois, il y a longtemps, lors d'une démonstration dans un salon mondain, quand j'avais douze ans. J'avais perdu en moins de sept minutes, mon adversaire en avait tellement ri que j'avais fait de mon mieux pour le détruire par la suite. Faire partie des personnes populaires avait ses avantages, du temps. Mais les échecs, non, je ne pouvais pas. Du moins pas une partie normale. Si elle avait envie d'un jeu un peu marrant qui prenait en compte les cases, d'accord, comme elle voulait. « Je ne joue pas aux échecs. Enfin, pas aux échecs normaux. Si tu as envie d'inventer des règles, libre à toi. Juste... que ça ne soit pas trop mathématique. » Voilà, je suis détendue. Un peu plus naturelle. Je lui décoche le sourire de celle qui ne dira rien de plus sur le sujet et complète : « Ce serait, comment dire... Inégal. Je ne serai pas à la hauteur, et je crois savoir que tu préfères quand le travail n'est pas mâché. » Je crois, comprenez, j'ai entendu quelque part que, ou même, j'ai déduis avec assez de certitude que. Je suis plutôt bonne en déduction. Assez observatrice en fait. J'ai découvert ça récemment, aux Hémérides, alors qu'enfin je me suis mise à m'intéresser aux autres. Je n'en avais pas trop eu le temps sur Terre. D'abord le boulot, ensuite les soirées. Peu de temps j'avais eu à consacrer aux autres. Mais maintenant, c'était devenu le centre de ma vie. Le social, enfin, je découvre ce que ça veut dire. Le but est là : mettre sur pied un club hémérique, sans alcool, sans drogue, avec juste la bonne ambiance, la musique, la danse et l'amusement. Pour cela, il me fallait gagner une bonne réputation. D'ailleurs, c'était pour cela que je me trouvais devant cette fille aux cheveux flammes. « A vrai dire, risqué-je, je suis venue pour parler. Te proposer un marché, si je peux dire ça comme ça. » J'ai avancé mon pion. Quelque chose me dit qu'elle sera intéressée : qui diable a assez de cran pour vouloir passer un marché avec elle ? J'espère bien avoir piqué sa curiosité. J'ai avancé mon pion. A elle d'avancer le sien.
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MessageSujet: Re: l'écume des jours.   Jeu 4 Aoû - 9:39




Le parfum de la peur. Âcre, fade, amer, insipide, neutre. Ces relents de hantise sont certes ardus à traquer mais j'ai fini par les reconnaître en toutes circonstances. Discerner la frayeur chez certains serait presque un jeu d'enfant désormais. Par contre, il y en aura toujours une flopée qui s'abstiendront, s'enfermant à double tour dans leur esprit, interdisant la moindre brèche, le moindre passage. Lizzie, elle, a ses failles comme tout le monde. Les faux semblants. Et Dieu m'en sera témoin, ce domaine ci est mon favori. C'est une discipline quelque peu difficile, dans laquelle je suis passée experte. On ne me l'a fait pas à moi celle là. L'assurance est une particularité qui s'apprend, et le tressaillement de son visage, léger certes, la trahit, m'ouvrant une percée dans laquelle je m'insurge brutalement. Je connais Lizzie. Je ressens ses frayeurs, j'éprouve ses points faibles et je discerne son but, que je songe à détruire depuis le début. Je sais que j'y parviendrais. Mais à dire vrai, cette jeune femme est un brin coriace. L'assurance, elle la possède mais elle en fait parfois mauvais usage. Comme maintenant, face à moi. J'ignore réellement pourquoi elle cherche à m'arrêter. Peut être que dans toute sa bonté de sainte nitouche, elle espère pouvoir me vaincre, de façon à ce qu'elle puisse se dire qu'après m'avoir battu, elle pourra poursuivre sa quête de bienfaitrice, contraire à sa vie passée. Oui, ces stigmates là, je les ai également perçus suite à nos maintes rencontres. Un univers fermé où il est préconisé de se taire, de suivre des règles et de sourire en toutes conditions. L'alcool, est un des seuls refuges dans ces circonstances. J'avais le sexe, la passion pour me sauver. Lizzie, elle possédait des bouteilles sous son lit. Tous deux pécheresses que nous étions, nous avons échappés à ce monde déplaisant et trop courtois qu'étaient nos vies respectives, atterrissant ici. Depuis, je sais qu'elle est à la poursuite d'un destin bien plus plaisant, qu'elle a idée de se refaire, méprisant ses souvenirs, délaissant la jeune femme qu'elle fut auparavant. Tout ça, c'est cette trouée que j'ai un jour entrouverte, qui me l'a dit. Donc, mine de rien, on s'est ressemblées. C'est donc ça qui me rend la tâche si énigmatique, si rude. Mais j'y parviendrais. « Bonjour » entendis-je alors. Je ne me retiens guère de rire, annonçant alors un combat qui se pronostique d'une façon laborieuse. Je ne perds pas la face, je suis sûre de moi, j'ai toujours l'avantage. Je reste sur mes gardes. Les échecs restent bien évidemment mon activité favorite en terme de jeu, mais il est en est bien complexe parfois. Tout dépend sur qui l'on tombe, mais aujourd'hui, je pense avoir des facilités à ce niveau. J'ai toujours gagné aux échecs. On me prenait pour une jouvencelle dénuée d'intelligence, seulement capable de sourire et d'onduler des hanches mais en vérité, aux échecs, j'étais imbattable. Et je n'hésitais pas à tuer. « Je ne joue pas aux échecs. Enfin, pas aux échecs normaux. Si tu as envie d'inventer des règles, libre à toi. Juste... que ça ne soit pas trop mathématique. » Serait-ce un piège qu'elle me tendrait ? Je n'apprécie guère ce sourire, mais je ne me dérobe pas, j'ai tout à y perdre. « Ce serait, comment dire... Inégal. Je ne serai pas à la hauteur, et je crois savoir que tu préfères quand le travail n'est pas mâché. » Je la sens aller de l'avant, je ne perçois guère la peur, à croire qu'elle s'est envolée. Un orage s'annonce, c'est bien ma veine, mauvais signe tout cela. Sa stratégie m'intrigue, je me pose de plus en plus de questions. « A vrai dire, je suis venue pour parler. Te proposer un marché, si je peux dire ça comme ça. » Je souris à nouveau, me sentant un tantinet insultée, piquée quelque peu au vif. Ma chère petite Lizzie s'est envolée, elle a pris du galon, pensais-je, un brin déçue. Je perçois cette lueur dans sa rétine. Un point brillant suffisant, presque prétentieux. Je n'apprécie guère mais je suis tout de même curieuse. « Alors, tu oses me défier, bien, dis-je tout en continuant de marcher d'un pas suffisamment lent et léger, la tête baissée sur les cases peintes. Dis moi ce que tu veux exactement et pourquoi. J'établirais ensuite les règles, à ma convenance. » Je ne veux rien laisser au hasard, bien entendu. Personne ne vient sans avoir une idée derrière la tête, pour venir oser me défier de la sorte. Victoire personnelle ? Non, je ne pense guère à cela. Un intérêt tout autre, certainement important à ses yeux, pour me demander telle chose. Et si je peux encore lui mettre des bâtons dans les roues, je ne cesserais guère. Mais pour l'instant, elle marque un point, à moi de reprendre le profit.

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l'écume des jours.

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