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 À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]

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SAY HELLO TO « Zadig »

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MessageSujet: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Mar 28 Juin - 16:06



Deux heures. Deux heures d'un quelconque job d'administration comme on en trouve tant sur Terre. Comme il en avait tant essayé, lorsqu'il n'était qu'un jeune étudiant en mal d'argent. Deux heures à organiser le calendrier de La Place Publique, sans même y gagner quelques hemmies. Simplement pour le bien de la communauté. Parfois, Zadig avait l'impression de sortir de lui-même, de s'observer de l'extérieur, et de ne plus se reconnaître. Jamais il n'aurait accepté ce genre de truc. Et volontairement en plus. Pire que volontairement : Zadig s'était proposé pour mettre un peu d'ordre dans tout ça, et ainsi se tenir aux courants des concerts et spectacles à venir sur la scène hémérique. De l'extérieur, il riait. Où était passé l'adolescent en mal de vie, en mal d'expérience, en mal de reconnaissance, le jeune flambeur prêt tout ? Impossible à savoir. Enfermé à clé dans le coeur du nouveau Zadig. Il eut un petit rictus, alors qu'il organisait les dernière dates. Qu'il le fasse ou non volontairement, ça faisait du bien quand ça s'arrêtait. Quelques passants le regardaient, curieux de savoir ce qu'il préparait, et finalement déçus de voir qu'il ne se passait rien sur scène. Chaque passant jetait tout de même un coup d'oeil. Il faut dire que La Place Publique se situait en plein Centre-Ville, et attirait l'oeil. Les quelques sièges encore installés, datant du dernier spectacle. La grande scène, sur une haute estrade et le rideau rouge accroché tout en haut. On se plaisait à imaginer des troubadours y chanter quelque chose. Sauf que ce lieu, comme tout ceux des Hémérides d'ailleurs, n'avait pas d'histoire. Du moins pas une histoire vieille depuis plus de deux ans. Tandis que sur Terre... Zadig fit un geste brusque de la main. Qu'avait-il soudain à penser à la Terre comme ça, lui qui se souvenait à peine du visage de ses anciens compagnons ? C'est qu'il était fatigué, épuisé. Et lorsque l'épuisement le submergeait, ses vieilles angoisses revenaient. Une fille s'approcha, et lui demanda si elle pouvait jouer un morceau sur la place publique, le lendemain. N'importe quel être humain aurait pu gentiment l'envoyer bouler d'un « Le planning est là, regarde à demain. » Mais pas Zadig. Zadig sourit. Zadig prit le temps de tourner les lourdes pages du volume, pour revenir au lendemain, lui qui prévoyait déjà autre chose sur la durée. Il questionna la nouvelle venue sur l'heure qu'elle préfèrait, sur le morceau qu'elle voulait jouer. Il lui demanda si elle avait l'intention d'inviter des gens ou de faire de la publicité. Bref, il se montra prévenant, à l'écoute, et ce comme à son habitude. Comme à son habitude depuis son arrivée ici. Tout le monde appréciait Zadig, ou du moins personne ne le détestait. Il en avait pourtant, des défauts ! Mais comment en vouloir à quelqu'un d'adorable et de serviable ? À moins d'être fou, c'était impossible. Seulement, ce fut précisément un vent de folie qui se mit soudain à souffler sur La Place Publique. Un vent de folie qui venait directement de l'exclamation nerveuse qu'on venait de pousser derrière lui : « Eh toi ! » qu'il entendit. Il fit volte-face, et tenta de distinguer la silhouette qui se détachait de l'ombre. Qui se détachait rapidement, et le pas apparemment décidé. Il ne la connaissait pas. Un joli visage, un peu étrange. Le vent de la folie. Sûrement une nouvelle arrivante. Une nouvelle arrivant qui allait lui donner du fil à retordre. Mais il ne le savait pas. Ou alors il s'en fichait. Zadig courait droit vers les gens, quel que soit leur caractère. Pauvre innocent, qui se surprit à répondre en riant : C'est à moi que ça s'adresse ? La fille n'avait pas l'air d'excellente humeur, ça ne pouvait pas être de sa faute tout de même, si ? Si ?


Dernière édition par Zadig le Ven 1 Juil - 21:48, édité 1 fois
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SAY HELLO TO « Louise Amiel »

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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Mar 28 Juin - 17:31


À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil.
Zadig et Louise


Je suis dans une sale humeur aujourd'hui. Une de ces humeurs que j'éprouvais souvent quand j'étais encore vivante. Quoi qu'apparemment, je le suis toujours, ce qui, bien sur, est plus qu'incompréhensible. Ce type avait assez de force pour faire perdre connaissance à quelqu'un de normal et lui causer des dégâts assez graves alors moi, la fragile petite chose avec son horrible maladie, je n'avais aucune chance de m'en sortir. Et pourtant voilà que je suis toujours là. Dans cet étrange univers que sont les Hémérides. Aucune loi de la physique ne semble s'appliquer ici. Selon toute vraisemblance, il est impossible d'avoir un ciel au dessus de nos têtes si nous sommes en dessous du sol. Ce monde a lui tout seul contredit tout ce qu'on a pu nous enseigner. Il ne devrait pas exister, c'est tout simplement impossible. Peut-être que je suis dans le coma et qu'on est à l'intérieur de ma tête ? Non, pas possible que je sois assez tordue pour imaginer des choses aussi bizarres, surtout sachant que les jeux vidéos, ça n'a jamais vraiment été mon truc. Si on était dans ma tête, on verrait quelque chose de plus sobre. Peut-être simplement le néant, un espace noir sans aucune limite et sans rien pour indiquer qu'on se trouve réellement quelque part. Remarque, c'est nettement moins accueillant et on doit s'y ennuyer à la longue alors qu'ici, il me semble qu'il faudrait des mois entiers avant de pouvoir affirmer avoir terminé l'exploration de ce monde. Pourtant, ça ne m'enthousiasme pas autant que ça le devrait. Pourquoi ai-je donc toujours à supporter cette foutue maladie qui me gâche la vie à chaque fois ? Je pense avoir assez souffert tout au long de ma vie qui a toujours été régie par la maladie. Assez pour vouloir en finir, assez pour insister assez au point provoquer un type en sachant parfaitement que ça me tuerait et que la douleur serait insupportable. Mais je crois qu'au fond, j'en ai besoin. J'ai besoin de la douleur parce que ça me prouve que je ne suis pas faible. A première vue, une jeune femme aussi vulnérable physiquement que je le suis est forcément faible. Je ne le suis pas. C'est pour ça que je m'efforce d'agir comme si je ne craignais rien, comme si je ne risquais rien. C'est pour ça que je supporte la douleur à chaque fois qu'elle arrive. Parce que je ne suis pas faible. Parce qu'au fond, on finit par cohabiter, la douleur et moi, qu'elle a toujours été là au point qu'elle est devenue cette vieille compagne familière qui ne me laisse jamais en paix. Et là, j'ai plus besoin de la douleur que jamais. J'ai besoin de la sentir, brûlante dans mon corps. Je regarde autour de moi, je suis sur la place publique et il y a beaucoup de passants. Je pourrais choisir n'importe qui. Je laisse mon regard errer sur ces visages inconnus jusqu'à ce qu'il s'arrête sur celui du type qui est en train de remplir le planning. Je ne le connais pas mais je sais qui il est. Tout le monde le sait. C'est Zadig qui a pris la suite de l'adolescent fondateur. Je sais ce qu'on dit de Zadig. Il est parfait. Toujours gentil avec les autres, jamais énervé. Il prend toujours le temps d'accorder son attention à chacun, il travaille dur sans qu'on ne le lui demande. Toujours adorable, toujours serviable, toujours le mot gentil. Comment quelqu'un peut-il être aussi parfait et m'énerver autant ? Parfait ? Peut-être pas tant que ça mais en tout cas, il sera parfait dans le rôle que je vais lui confier. Eh toi ! je m'exclame en me rapprochant de lui à grand pas. Il se retourne vers moi et me répond en riant. C'est à moi que ça s'adresse ? Je lève les yeux au ciel devant tant de candeur. Bien sur que c'est à toi ! Tu vois d'autres idiots dans le coin ? Pauvre abruti ! je lui crie. Il faut qu'il réagisse. De toute façon, personne ne peut supporter les provocations et les insultes gratuites.

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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Mer 29 Juin - 8:31


À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil.
Zadig et Louise


Et elle insiste, en plus. Bien sur que c'est à toi ! Tu vois d'autres idiots dans le coin ? Pauvre abruti ! Elle crie, elle vocifère, elle s'époumone, et Zadig de rester comme deux ronds-de-flanc face à l'ouragan qui est en train de lui tomber dessus sans prévenir. C'est qui celle-là ? S'il ne la connaît pas, qu'il ne l'a jamais croisé, c'est qu'elle n'est pas dans les Hémérides depuis plus d'une semaine. Et depuis quand une nouvelle se permet d'agresser son monde comme ça ? Si elle sort le même petit manège à tout le monde, elle ne risque pas de se faire aider. Et voilà, Zadig dans toute sa splendeur : il se fait gueuler dessus et lui, il reste calme en se mettant presque à éprouver de la pitié pour elle. N'importe quel idiot irait l'insulter en retour, et Zadig reconnaît que c'est une alternative franchement tentante. Il serre les poings. Inutile de se montrer con, ce serait trop facile. Il ne sait pas ce qu'elle veut, c'est tout. Il y a peut-être une logique derrière tout ça. Ou y a méprise, ou t'es en colère et je suis le punching-ball que tu viens de croiser sur ta route, mais dans tous les cas c'est pas la bonne option. Et pourtant, son ton est un brin moins adorable qu'il ne l'eut voulu. Les insultes l'ont toujours agacé, et c'est pas demain que ça va changer. Pourtant, il y a comme une étrange flamme dans les yeux de l'inconnue. Quelque chose qui vacille. Il s'aventurerait bien à lui trouver un côté fragile, mais il sait qu'il juge souvent les gens trop vite. Si ça se trouve, cette fille est juste une écervelée inconsciente avec la force d'un taureau et il ferait mieux de déguerpir. Mais non, il est certain d'avoir sous les yeux une espèce de brindille courant à l'abattoir. Stop. Suffit les images. Il fait un pas en direction de la fille, au moment où elle rouvre la bouche, pour rajouter : Écoute, une conversation ainsi commencée finit rarement bien et je pense pas que tu souhaites te mettre les Hémérides à dos hein ? Là encore, il regrette aussitôt : un poil trop agressif, sa réplique. Du coup il se tait, se pince les lèvres. Il jette un oeil autour de lui. Trois passants se sont arrêtés et jettent des regards curieux dans leur direction. Zadig retient un soupir exaspéré. Mais ils se croient où au juste ces gens-là ? À un combat de gladiateurs sur le point de commencer ? Zadig est bien décidé à ne pas se laisser abattre par cette gamine hallucinée. Peut-être qu'elle n'est pas dans son état normal ? Peut-être que demain elle regrettera tout cela ? La pitié l'assaille, de nouveau. Il voudrait s'approcher, la calmer, mais le regard noir de l'inconnu l'en empêche. Qui est-elle ? Est-ce qu'il aura le culot de lui demander son nom, alors qu'elle ne se préoccupe que de l'envoyer paître ? Il hausse les sourcils en direction des badauds, quelque chose comme « Oui ? Vous avez besoin de quelque chose ? » histoire de les faire déguerpir, mais ils ont l'air bien installés. Zadig voit qu'elle va se remettre à parler, et lui tourne le dos, rangeant avec soin le registre sur lequel il consignait les futurs spectacles.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Mer 29 Juin - 10:40

Il a l'air drôlement étonné de croiser un énergumène comme moi. Je reconnais que ça doit surprendre. Bien sur, Monsieur Parfait, le bon samaritain par excellence, ne comprend pas qui est cette furie qui vient l'insulter alors qu'il n'a rien demandé. Comment quelqu'un pourrait-il s'en prendre à une personne si adorable, si serviable, si gentille ? Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'il me prend pour une folle. En même temps, je crois que c'est la réaction normale face à moi. Tant pis, je m'en fiche, ça ne me gêne pas d'être la folle de service. Il tente tant bien que mal de rester calme mais je le vois serrer les poings. Il ne fait aucun doute qu'il essaye de contenir sa colère. Ou y a méprise, ou t'es en colère et je suis le punching-ball que tu viens de croiser sur ta route, mais dans tous les cas c'est pas la bonne option. Il me fait rire. Il devrait crier, s'énerver contre moi, riposter et au lieu de ça, il tente encore de tout résoudre en parlant. S'il s'imagine que ça va marcher, il se trompe. Au moins, sa voix s'est durcie et elle a perdu son accent de gentillesse. Tant mieux, je suis sur la bonne voix. Tu te trompes, je sais parfaitement qui tu es. Qui ne le sait pas ? Le parfait Zadig, bien sur. Celui qui est toujours gentil avec tout le monde ! J'éclate d'un rire moqueur. Les mots sonnent comme des insultes dans ma bouche. Qu'est-ce que la bonne option ? Parler un peu, t'expliquer pourquoi je suis en colère ? Et là tu vas déclarer que je peux tout te dire, que tu vas m'écouter et que tout va s'arranger ? Oh, je t'en prie, tu sais que c'est totalement faux. De toute façon, t'es un parfait abruti, j'espère que tu t'en rends compte ! Il se rapproche de moi, l'air déjà un peu plus énervé. Écoute, une conversation ainsi commencée finit rarement bien et je pense pas que tu souhaites te mettre les Hémérides à dos hein ? Je lui ris au nez. Je sais que mon petit jeu commence à faire effet, qu'il n'arrive pas à se montrer aussi insensible à mes insultes gratuites qu'il ne l'aurait voulu. Son ton est légèrement trop agressif pour toujours être considéré comme aimable. Alors je suppose que c'est tant mieux si je n'ai aucune envie que ça se termine bien ! je m'exclame avec un grand sourire railleur Et sincèrement, je me fiche pas mal des Hémérides mais c'est toujours sympa de constater à quel point tu as l'impression d'être le centre du monde ! Quelques passants nous regardent avec un air surpris. Bien sur, ça doit étonner tout le monde qu'une fille sortie du nul part vienne sans prendre à leur Zadig adoré. D'après ses regards appuyés, il tente de leur faire comprendre qu'il vaut mieux pour eux s'en aller mais ils semblent n'avoir aucune envie de bouger. J'aurais préféré qu'ils partent, je n'aimerais pas qu'ils soient témoins de ma chute, même si ça contribuerait sans aucun doute à faire baisser un peu leur cher Zadig dans leur estime. Qu'est-ce que vous regardez comme ça ? Y a rien à voir, ça ne vous concerne pas alors dégagez ! je leur crie avec un regard plus noir que jamais, bien résolue à ce qu'ils filent sans demander leur reste face à une folle telle que moi.


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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 15:38

    Trois jours que je suis arrivé dans ce fichu monde. Comme on me l'a toujours dit, mieux vaut tard que jamais. Et cette putain de citation colle parfaitement à ma situation. Depuis que j'suis tombé ici, tous mes soucis se sont envolé. Ou presque. J'ai qu'une idée en tête. Découvrir. Je veux connaitre les Hémérides comme ma poche et pouvoir conseiller les nouveaux qui arrivent. Ceux qui comme moi étaient sur le point de crever et se retrouvent -on ne sait comment et d'ailleurs je devrais penser à trouver une explication plausible- ici. J'fais parti des morts stupides à la Claude François et j'imagine déjà les gros titres à Londres. J'suis pas une de ces star qui meurt d'overdose de médicament genre à la Michael Jackson. Nan, moi j'suis mort d'une faute de manipulation ou même d'un meurtre qui sait. Et pourtant j'ai décidé de bien le vivre et c'est c'que je fais. Même si j'ai mis de coter tout ce qui me rapprochait de près ou de loin à ma carrière. La vérité est simple. Je refuse de toucher à une guitare et de penser à ma vie antérieur. J'essaye de le vivre bien. En tout cas, c'est ce que je m'efforce de montrer. J'cache mon jeu comme si j'étais Patrick Bruel qui joue au poker !

    Depuis quelques jours maintenant, je dors dans l'herbe. Sans domicile fixe comme on appelait ça sur la terre. Ici j'ai zéro fric et je le vis trop bien. Les étoiles ont des formes bizarres et j'adore les regarder. Les trois soleils me réveillent chaque matin et j'aime ça. Aujourd'hui est le jour que j'ai choisi pour me rendre à la place publique. Un passant m'a dit que ça valait le coup. Je me suis donc mis en marche sous les soleils et la chaleur. J'ai l'impression de marcher dans le Sahara tiens ! Genre Harrison Ford dans le rôle de Indiana Jones. Arrivé là bas, il y a foule et je dois difficilement me frayer un chemin entre les passants. Mes yeux font le tour de la place lorsque mon regard dévie sur une jeune femme qui crie sur un jeune homme. « Bien sur que c'est à toi ! Tu vois d'autres idiots dans le coin ? Pauvre abruti » Lentement, et faisant mine de rien, je m'approche un peu plus pour entendre les cris démesurés de la jeune femme. Ses cheveux dans la figure, à la limite de tuer du regard l'homme, j'ose m'avancer un peu. La jeune dame a clairement l'air d'être fâchée et pendant quelques minutes je me met à me poser la question « Et si j'allais faire le justicier pour aider l'homme en danger ? » Je fais un pas, puis recule. Non, non. Un homme qui défend un homme. Stupide. Oh et puis non, elle est entrain de devenir folle la petite blonde. Lentement, je m'avance, prêt à me battre par voie oral. C'est qu'elle va franchement trop loin. Surtout que le monsieur n'a rien fait. A quelques mètres maintenant, j'ouvre la bouche, prêt à dégainer des paroles, et la referme. Oh et puis merde. Non, je dois passer chercher ma viande pour me nourrir. Surtout que la viande est un de ces trucs qui doit pas attendre. Mon fournisseur est du genre impatient et pour rien au monde -et encore moins une petite bagarre- je me nourrirai de plantes bizarres.

    Je tourne les talons et m'en vais alors que derrière moi, la blondinette continue à crier. Moins sûr de moi tout à coup, je me retourne et du coin de l'œil me met à regarder les deux jeunes gens. Un léger sourire m'échappe. La situation est plutôt comique finalement. Les douze coups de midi sonnent et rapidement, je m'en vais à la recherche de mon festin interdit. Ouais, c'est pas aujourd'hui que je ma la jouerai à la Superman.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 18:23

Alors je suppose que c'est tant mieux si je n'ai aucune envie que ça se termine bien ! Bien. Il lui avait laissé les cartes en main, elle les avait distribuées à sa façon. Elle voulait la guerre. Quelque chose d'apparent du moins. Elle était belle. Voilà la pensée qui le frappa soudain, contre toute raison. Cette fille était excessivement belle, dans sa colère hallucinée. Complètement allumée, mais belle. Il reprit ses esprits et se tourna vers elle, l'écoutant déblatérer et insulter. Et sincèrement, je me fiche pas mal des Hémérides mais c'est toujours sympa de constater à quel point tu as l'impression d'être le centre du monde ! Était-ce involontaire, était-ce astucieux ? Cette peste qui n'avait d'un coup plus rien de beau savait taper où il fallait. Le centre du monde ? Zadig ne voulait pas l'être, il avait l'impression d'avoir outrepassé ses droits en aidant plus que de raison les nouveaux arrivants. Il se taillait une place de référence au sein des Hémérides, pour ne pas dire chef tant ce mot écorchait ses fragiles oreilles. Et pourtant. Il n'avait aucun droit et il se taillait cette place privilégiée. Et voilà qu'une dingue venait lui envoyer ça en pleine face. Zadig sentit ses épaules serrées, remontées. Il était prêt à bondir. Encore quelque chose qu'il regretterait après, inévitablement. Tentant de se focaliser sur autre chose, il déporta son attention sur les curieux badauds. L'un d'eux semblait presque prêt à intervenir, et si c'était pour se ranger de son côté, ça ne lui aurait pas fait de mal. Mais non. Qu'est-ce que vous regardez comme ça ? Y a rien à voir, ça ne vous concerne pas alors dégagez ! Les paroles de l'inconnue le firent peut-être fuir. Le fait est que trente secondes, il n'y avait plus personne ou presque. Pas si inconsciemment que cela, Zadig se fit la réflexion que s'il l'assommait pour la faire taire, personne ne serait témoin de son débordement. Cette fille était une provocation ambulante. Est-ce qu'elle en avait conscience ? Le ton de Zadig n'était pas particulièrement agressif encore. Mais froid et détaché, oui. « Tu n'as aucun droit pour parler de la sorte aux gens. Mais ravi de voir que ton agressivité n'est pas uniquement dirigée contre moi. Maintenant, on se calme. » Mais Zadig avait la très désagréable impression que ses paroles soi-disant paternelles n'auraient absolument aucun effet sur... sur.. « Comment t'appelle-t-on ? » Rétablir le contact. Créer du lien, quelque chose. Passer outre sa violence absurde et tolérer sa crise. Recommencer à zéro. Voilà des termes et des espoirs qui lui plaisaient, mais qui ne semblaient nullement en accord avec les idées de la blonde. Peut-être que l'autre curieux n'aurait pas du partir. Peut-être que de sentir toute cette foule dans son dos aurait fini par la calmer. Mais non, s'il y avait des regards dans l'ombre, on ne les voyait pas. Ils étaient seuls sur La Place Publique, et Zadig fut parcouru d'un long frisson. Ils se faisaient face, dernière scène d'un mauvais western. Son regard brûlait. Elle était belle. Il se serait donné des coups, voilà que ça le reprenait. Il n'avait qu'une envie : lui faire ravaler ses insultes odieuses, la calmer, et il en pouvait toutefois pas s'empêcher de la trouver radieuse. Qui était cette fille, qui était-elle ? Et que lui avait-il fait ? Elle avait entendu parler de lui, c'était inévitable. Le centre du monde. Son palpitant battait la chamade dans son corps sur le point d'exploser. Qu'elle se taise. Qu'elle ne reprenne pas ce ton outrageant.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 19:06

Il est touché. Je vois tout de suite qu’il se prépare à réagir, qu’il n’est pas indifférent à mes propos. Je suis en train de gagner, je sais qu’il va finir par riposter, qu’il ne me supporte plus. C’est parfait comme ça, c’est le mieux qu’il puisse se passer. En d’autres circonstances, j’aurais pu, peut-être, lui trouver un certain charme. On aurait pu flirter et terminer la soirée ensemble. Plus maintenant. Je ne suis pas là pour me trouver un copain, je suis là pour créer ma propre chute. Je ne supporte plus cette absence de souffrance qui révèle le vide de mon cœur. Je ne ressens rien quand je n’ai pas à endurer la douleur. J’en ai besoin parce que c’est ce qui me permet de tenir. Parce que c'est tout ce qu'il me reste. Zadig se retourne vers les passants. Il y en a un qui fait un pas vers nous et je me demande s’il va venir. Je sais qu’il ne prendra certainement pas mon parti. Je le couvre d’un regard railleur alors qu’il ouvre la bouche puis il tourne les talons, comme s’il avait deviné qu’au fond, il vaut mieux ne pas se frotter à moi. Mes paroles assassines les font fuir, ces passants trop curieux qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas. La place est désormais déserte. Il n’y a plus que moi et lui. J’en profite pour le détailler discrètement. Il a un visage agréable, des traits séduisants. Il pourrait presque me plaire. En fait, je crois qu’il me plait déjà un peu. C’est sans doute pour ça que j’ai fait de lui ma cible privilégiée. Dans cette envie d’autodestruction, je m’efforce de tuer l’attirance que j’éprouve pour lui et qui pourrait peut-être me conduire au bonheur. Je ne veux pas de ce bonheur. De toute façon, je sais que le bonheur n’est qu’illusion. Je sais que je ne serai jamais heureuse que dans des paradis artificiels. Tu n'as aucun droit pour parler de la sorte aux gens. Mais ravi de voir que ton agressivité n'est pas uniquement dirigée contre moi. Maintenant, on se calme. Je lui ris au nez. Je parle aux gens comme j’en ai envie. Tu n’as pas à me dire ce que je dois faire ! Et tu pensais vraiment que tu étais assez spécial pour moi pour être le seul à bénéficier de ce traitement ? Tu n’as rien de différent à mes yeux. Tu es comme tous les autres. Non, tu es encore pire. Le pire de tous. Je n’élève pas la voix mais je la sens vibrante de colère. Je sais que je mens un peu, qu’il n’est pas comme tout le monde et que c’est pour ça que je m’en prends autant à lui. Mais on s’en fiche, j’ai toujours été une bonne menteuse. Comment t’appelle-t-on ? Ses paroles me surprennent un peu. Je crois qu’il essaye de repartir à zéro, de me faire taire. Il se trompe s’il pense pouvoir réussir. Néanmoins, je dois admettre que je connais son nom, moi, et je n’aime pas cette supériorité. Mon nom, c’est Louise. Et si je te le dis, ce n’est pas pour partir sur de nouvelles bases avec un grand sourire mais simplement parce que je connais le tien. Il n’y a vraiment plus personne sur la place et il n’a pas l’air d’apprécier cette absence de témoins. Moi, elle me ravit. Personne ne sera présent si je n’arrive pas à réprimer un cri de douleur. Mes yeux sont plantés dans les siens et plus rien ne semble exister autour de nous. Alors crétin, tu vas enfin te décider à te conduire comme un homme et riposter ? Ou alors tu comptes rester là, à essayer bêtement de régler la situation par des mots ? Es-tu assez stupide pour réellement croire que ça peut marcher ? Je me moque de lui, plus méchante que jamais. Je veux qu’il ait mal. Je veux qu’il ait aussi mal que moi.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 19:22

Une frénésie de la folie. Un délire grandeur divine. Voilà ce qui s'empare de la blonde en face de lui. Quelque chose d'anormal. Quelque chose de malsain, surtout. Zadig a du mal avec ce qui n'est pas sain, pas sobre. Avec ses propres angoisses, avec les folies négatives des autres. Il ne veut pas avoir affaire à ça. Cette envie de la faire taire. Ca le submerge. Il ne pourra plus lui résister, à cette envie, à cette fureur. Cette fille est contagieuse. Elle est venue lui filer sa colère, elle lui a jeté sa frénésie au visage, et maintenant il veut lui renvoyer. Il sait qu'il en a besoin, il le sent. Cette fille ne s'en ira pas tant qu'elle n'aura pas ce qu'elle voudra. Qu'il lui réponde. Tu n’as rien de différent à mes yeux. Tu es comme tous les autres. Non, tu es encore pire. Le pire de tous. Elle divague. Il n'est pas comme les autres, s'il est le pire. Elle se trompe, sans se troubler. Elle se fiche des mots, de ceux que lui profère, comme de ceux qu'elle réplique. Ses mots à elle, ses insultes ne sont que l'expression d'un coeur aux abois, d'un corps en guerre. Il veut qu'elle se taise, qu'elle cesse son insupportable provocation. Et les mots ne la font pas taire, les mots lui passent au-dessus de la tête. Car ce n'est pas avec des mots qu'elle se bat, comme il l'a cru tout d'abord. C'est avec des sentiments purs, de la violence qui sourd au fond de son être pourtant si fragile d'apparence. Alors crétin, tu vas enfin te décider à te conduire comme un homme et riposter ? Paradoxalement, ça le refroidit. Entrer dans son jeu ? Pour rien au monde. Se rabaisser, s'avilir ? Jamais. Plus jamais. Un homme justement ne riposte pas. Il s'accroche à une morale dont il n'est lui même plus bien sûr, il s'accroche et se déchire lui-même car il sent gémir au fond de son corps l'envie de la faire taire. De lui faire ravaler son venin irraisonné. Ses mots coulent comme si elle les maîtrisait à la perfection, comme si c'était son seule langage. Elle n'a pourtant rien de la vipère manipulatrice. Elle ne distille pas ses mots non, elle les laisse échapper les uns après les autres, pâles expressions de la fureur qui l'habite. Louise. Il prononce son prénom à haute voix, il s'y cramponne de toutes ses forces. Derrière ce prénom, il y a un être humain. Un être humain fou, dans le jeu duquel il ne faut pas rentrer. Il croise son regard incendiaire, il fait deux pas dan sa direction, dans un mouvement rapide et incontrôlé. Il s'arrête à temps. Que des gens viennent ! Il n'ose plus faire appel à sa raison, elle l'a quitté, emportée par la rage que déverse Louise. Louise Louise Louise. Il se répète ce prénom en boucle, et le son vient à se mêler à sa colère. Il tente, une dernière fois, de faire agir les mots. Mais il s'entend parler : ses mots ne sont plus les mots raisonnables, non ils rugissent comme les siens à elle. Ils ne sont, comme les siens, que le pâle reflet de la colère qui s'emploie à le vider de son calme. Ses mots ne sont plus que l'avertissement de son corps. Il n'y a plus de calme, il y aura une tempête. Il en est conscient, et les mots sonnent vides. Ils signifient des choses précises, peut-être, et pourtant ils n'expriment que la fureur. Tu vas te faire mal, je suis sûre que tu t'aies déjà fait mal à agir de la sorte. Tu ne t'en sortiras pas si tu ne t'arrêtes pas. Il y a comme un léger vacillement dans les yeux de l'autre. Ou alors est-ce qu'il délire ? Impossible à voir. Il est plus près d'elle que jamais, lui soufflant ses dernières paroles au visage, et pourtant il ne voit plus rien.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 19:50

Ma dernière phrase ne fait pas l’effet escompté et au contraire, il s’y raccroche pour tenter de s’en tenir à sa morale. C’est une réaction stupide à mes yeux. On se fiche de la morale, surtout dans une situation comme celle-là. C’est moi qui l’ai insulté, c’est moi qui suis venue le provoquer. Pourquoi ne réplique-il pas ? Ne sent-il pas que je suis à bout de souffle ? Louise. Je ne comprends pas pourquoi il dit mon prénom. Qu’est-ce que ça peut bien lui faire que cette folle furieuse s’appelle Louise ? Qui s’en préoccupe ? Personne n’en a rien à faire, sans doute pas lui. Je ne suis rien à ses yeux. Il ne me connait pas, il n’a pas la moindre idée de qui je suis, de ce que j’ai vécu, de ce que je vis. Et c’est beaucoup mieux comme ça. Je sais que si je m’écroulais dans ses bras et que je lui racontais tout, il comprendrait, il me consolerait. A quoi bon ? Cela ne changerait rien et rien ne pourrait atténuer la lueur de pitié qui brûlerait dans ses yeux. Je ne veux pas de sa pitié, je ne veux de la pitié de personne. Je la déteste, cette pitié, parce que c’est ce qui montre que les gens me prennent toujours pour une petite fille fragile dans le corps d’une femme. Un corps trop peu résistant. Un corps que je déteste de tout mon être. Que je détesterai toujours. Voilà quelque chose qui ne changera jamais. Je ne crois pas aux miracles. Zadig se rapproche de moi. Je crois qu’il va enfin se décider à agir, à attaquer le premier, mais il se reprend et s’arrête. Il a plus de contrôle que n’importe qui. Même si cela pourrait passer pour qualité aux yeux des autres, je le regrette. Il faut qu’il se hâte avant que je ne flanche, avant que toute énergie me quitte et me laisse chancelante sans la moindre colère. Un instant, j’ai peur qu’il soit suffisamment maître de lui pour éviter de se laisser dominer par la colère furieuse que je lui ai transmise. Mais je suis bien vite détrompée. Quand il parle, ses mots sonnent avec la même violence que les miens. Tu vas te faire mal, je suis sûre que tu t'aies déjà fait mal à agir de la sorte. Tu ne t'en sortiras pas si tu ne t'arrêtes pas. Il a raison bien sur mais ne sent-il pas que c’est précisément ce que je veux ? Néanmoins, je dois admettre qu’il est clairvoyant, assez pour deviner mon but mais pas assez pour le comprendre. Comment pourrait-il savoir que j’ai déjà vécu cette situation et que c’est ce qui m’a conduite ici ? Mais il est bien plus dur à provoquer que l’autre. Sans doute est-ce parce qu’il a ses principes, sa gentillesse et sa générosité qui l’ont rendu populaire ici. Il est si près de moi que c’est le moment idéal pour agir. Parce que s’il se défend maintenant, il ne fait aucun doute que je vais avoir mal. Très mal. Mais tu t’en fiches ! Tout ce qui te préoccupe, c’est ta petite personne ! Il n’y a aucun de ces imbéciles d’habitants pour s’en rendre compte mais tu n’es qu’un hypocrite. Tu te caches derrière ton apparente gentillesse pour échapper à celui que tu es vraiment ! Je suis sure que tu étais un sale type avant d’arriver ici ! J’attaque au hasard mais je sens que mes mots lui font mal. Je m’approche de son visage et je lui souffle à l’oreille : Oui, tu étais un sale type. Et au fond, je suis sure que tu l’es toujours.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 20:06

Doucement, imperceptiblement, sa carapace se craquelle. Il a beau faire des pieds et des mains, il a beau entre-apercevoir dans des éclairs de lucidité qu'il court à la catastrophe, la ruine est enclenchée et rien ne peut l'arrêter. Elle court à sa perte, elle l'emporte. Il ne sait pas pourquoi, il ne comprend pas, mais elle fait s'écrouler toutes les barrières raisonnables qu'il s'impose depuis si longtemps, toutes ces barrières qu'il croyait désormais siennes et qui s'effondrent soudain sous la pression. Elle vacille, elle hésite, mais il ne s'en rend plus compte. Quelque chose s'est amorcé qu'il n'est plus possible de faire reculé. Il a essayé de parler, il a essayé de comprendre, et maintenant qu'il la touche, maintenant que l'apogée de sa colère est atteinte et que, peut-être, elle ne pourra aller plus loin, maintenant il se fissure et perd son sang-froid légendaire. Ils se regardent un bref instant et ne se voient plus : ils se comprennent sans se comprendre, ils croient toucher l'autre au plus profond de lui-même, l'attaquer, mais c'est eux-même qu'ils attaquent, contre eux-même qu'ils livrent à bataille, sans se laisser de répit.
Ta petite personne. Un hypocrite. Apparente gentillesse. Celui que tu es vraiment ! Je suis sure que tu étais un sale type avant d’arriver ici ! Pauvre idiote. Sombre crétine qui ne sait même pas de quoi elle parle. Il n'a jamais été un sale type, jamais. Et au fond, je suis sure que tu l’es toujours. Elle ne connaît rien, elle ne comprend rien. Elle prend ses airs, elle fonce dans le vide, mais elle ne regarde pas, elle ne sait pas ! Il n'a jamais été celui qu'elle calomnie et insulte. Un pauvre type, voilà ce qu'il a été. Un pauvre type épuisé, lamentable, hypocrite. Hypocrite. Elle l'a dit. Elle sait. Elle sait, elle l'attaque, et elle en rajoute. Jamais, jamais il ne laissera quelqu'un dire ça de lui. De son passé. Jamais il ne laissera quelqu'un dire qu'il est le même qu'avant. Il a coupé les ponts ! Il a changé ! Cette fille est méchante, cette fille est un poison. Et pourtant non, ses mains tremblent. Elle continue de parler. Elle n'a que les mots. La vérité éclate dans l'esprit de Zadig : elle n'a que les mots, elle. Fanfaronne autant que tu veux ma jolie, tu n'as que les mots. Je peux te faie ravaler tes paroles comme je veux. Il pose ses mains sur le cou de Louise, près de ses épaules. Il serre et articule lentement, comme si c'était lui dont la gorge était bloquée : Tu as faux, tout faux. Et tu n'as pas le droit de calomnier. Sombre idiote. Tu es folle. Dans ses yeux, comme de la peur et un triomphe. Impossible, elle ne peut pas avoir peur de triompher. Zadig ne comprend pas. Il court à sa perte, elle court à la sienne. Elle a attaqué trop vite, trop fort. Sale type. Les deux mots se détachent et raisonnent dans sa tête. Crétine ! Il a crié, il a l'impression de se détacher de lui-même. Il est ailleurs, il se regarde agir. Il se voit lui hurler cette insulte, le visage empourpré, il discerne cette lueur étrange dans son regard. Il comprend. La peur du triomphe. Elle n'a que les mots. Il comprend mais il est trop tard : il se voit poser ses mains sur les épaules de Louise et de toutes ses forces, la rejeter. Il se voit la pousser à terre, il voit son corps s'effondrer sur le sol. Il a compris, mais trop tard. Il verra le mouvement instinctif de Louise pour retrouver son équilibre. Ca ne marchera qu'à moitié. Il verra son corps tomber. Il entendra son cri.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 20:27

La colère prend le dessus sur sa raison. Il perd le contrôle, je le vois dans ses yeux. Sans le savoir, j’ai dû toucher juste. Il en a assez de moi, de laisser mes paroles venimeuses sortir à leur guise sans rien répliquer. Ses mains se posent sur mon cou, je sais que j’ai gagné, que j’ai réussi à pénétrer ses défenses, à faire s’écrouler toutes les belles certitudes sur lesquelles reposait sa vie ici. Il serre et j’ai du mal à respirer. Je suffoque, un peu, mais pas au point d’en mourir. Assez pour voir combien je l’ai touché, combien mes paroles l’ont blessé, peut-être, ou est-ce simplement de la colère pure et simple. Tu as faux, tout faux. Et tu n'as pas le droit de calomnier. Sombre idiote. Tu es folle. Il parle lentement, comme s’il pouvait réussir à me le faire rentrer dans la tête. Je voudrais répliquer quelque chose mais ses mains sur ma gorge m’en empêchent. Je me contente d’afficher un sourire railleur. Bien sur que je suis folle, bien sur que je le sais. Idiote, je le suis. Si je ne l’étais pas, je serais sans doute en train de lui parler bien sagement, de lui expliquer mes problèmes. Non, si je ne l’étais pas, je ne serais même pas ici mais encore avec ma famille, à vivre mon existence pathétique et minable. Crétine ! Il crie. Malgré tout ses beaux discours, malgré son contrôle, il ne vaut pas mieux que moi. Il s’est laissé avoir, il s’est laissé gagner par la haine et par la fureur. Je sens qu’il me déteste plus que personne d’autre à cet instant. C’est cette colère furieuse qui lui dicte sa conduite, qui régit ses actes à présent. Je crois que j’ai un peu peur. J’ai peur de réussir. J’ai peur parce que je sais que je vais réussir. J’appréhende un peu la douleur parce que même si je l’attends, cela ne m’empêche pas de toujours la ressentir au plus profond de moi. Et ça fait mal. Affreusement mal. Je sais que j’ai gagné quand il détache ses mains de mon cou pour les poser sur mes épaules et qu’il me pousse. Il me pousse aussi loin qu’il le peut. Il essaye probablement de repousser ma haine, ma colère et mes paroles en me repoussant moi. Sans doute espère-il qu’il suffira de m’éloigner pour se débarrasser de ses démons. C’est probablement vrai. Il ne sait pas ce que son geste implique. Il pense qu’il va simplement me faire mal, que je vais tomber parterre et c’est tout. Il se trompe. Je veux tomber, je l’attendais, mais mon instinct me dicte quand même un mouvement, une vaine tentative pour m’en sortir. Peu importe. Je tombe. Je ne peux retenir le long cri de douleur qui s’échappe de mes lèvres. La souffrance qui transperce mon corps est plus intense que jamais. Ai-je déjà eu aussi mal ? Je serais tentée de dire non. Mon corps se déchire, pas besoin d’être un génie pour comprendre que j’ai quelque chose de cassé. Je l’ai mérité. J’ai tout fait pour. Je ne rejette pas la douleur. J’aurais simplement aimé être assez forte pour ne rien laisser paraître. Il faut croire que je suis faible, je ne parviens même pas à me relever. Au lieu de ça, je reste prostrée sur le sol, le son chamboulé mon cœur battant à toute allure résonnant dans mes oreilles.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 20:41

Elle hurle et son cri déchiré est une douche froide pour Zadig. Elle hurle et il recule. Il en veut pas affronter. Surtout pas affronter le mal qu'il a fait, surtout pas affronter la fureur à laquelle il s'est abandonnée. Il ne veut pas, car il n'en sort pas indemne non plus, mais il ne s'en rend pas compte, pas tout de suite. Pour l'instant, la peur d'avoir fait mal plus que de raison l'assaille de toutes part. Il se rapproche finalement, il s'accroupit. Il s'obstine à ne pas croiser son regard. Il jette un oeil à son corps. Quelque chose ne va pas. Une main sur son ventre, qu'il retire immédiatement. Est-ce son coeur qui bat aussi fort ? Impossible. Il regarde son corps. Sa jambe. Sa jambe n'est pas dans un position normale. Zadig a un haut-le-coeur. Qu'a-t-il fait ? Il ressent encore dans tout son corps la rage qui l'a poussé à réagir. Et pourtant, pourtant malgré tout cette rage, elle n'est pas tombée si fort. Raisonnements logiques et peur irrationnelle se bousculent dans son esprit. Elle a hurlé et maintenant elle ne parle plus. Il est tétanisé. Et au bout de vingt longues secondes, il se redresse et court vers les rues. Il hurle, de nouveau. Quelqu'un, vite ?. Deux personnes le regardent. Interloquées, mais souriantes. Il s'essouffle, il explique : Allez chercher Éloïse. Bâtiment deux des Logements à La Pelle. Toi, tu vas voir chez elle. Toi, va voir dans le Chapiteau Commercial si elle n'est pas au Couteau Suisse, elle y travaille. C'est extrêmement urgent, faîtes vite. Ils n'ont pas posé de question, l'un des deux a rechigné, perplexe. Peut-être est-il nouveau, peut-être ne connaît-il pas les endroits dont parle Zadig. Mais il s'en va en courant, c'est bon signe. Et Zadig se retrouve planté là. Il se retourne. Il la voit. Il est trop loin pour déchiffre son expression, et n'ose pas s'approcher. Il la voit, qui ne s'est pas relevée. Son coeur à lui bat la chamade aussi. Il s'approche un peu, la regarde. Est-ce qu'il est désolé ? Évidemment. Il nage dans la culpabilité. Mais quelle est cette dingue aussi ? Éloïse était médecin, elle fera rentrer les choses dans l'ordre, il n'aura presque pas à s'excuser et il sera même en droit de lui demander des explications. C'est comme ça que ça se passera. Il faut que ça se passe comme ça. Il tente de respirer plus tranquillement. Il pense à la sensation de sa main sur son ventre à elle. Les pulsations de son coeur. Un immense frisson le parcourt. Elle est belle, dans sa folie. Il va près d'elle. Elle n'est pas belle, elle est odieuse, dans sa fragilité découverte, mise à nu. Il plante son regard dans le sien. Pourquoi tu as fait ça ? Il se dédouane. Ce n'est pas lui qui a tapé, c'est elle. Elle s'est frappée. Il comprend, sans comprendre. Pourquoi ? Il n'a pas le temps de savoir si elle a l'intention de lui répondre ou non, que la dite Éloïse arrive au pas de course. Elle le regarde, lui demande ce qu'il s'est passé. Zadig baragouine une explication. Tu sais qui c'est ? Non, il ne sait pas. Il se retire, loin. Il ne voit plus que sa silhouette. Elle s'est faite mal, toute seule. Mais lui ? Lui aussi s'est fait mal. Il a encore ça en lui. Cette fureur, cette peur, rien de tout cela ne l'a quitté. Et cette crétine lui en a fait prendre conscience. Il voudrait la frapper encore. Et cette pensée le fait vomir. Il est odieux, mais c'est à cause d'elle.
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MessageSujet: Re: À première vue, elle est dingue. À deuxième vue, pareil. [OVER]   Ven 1 Juil - 21:05

Je le vois reculer mais je ne m’en préoccupe même pas. Je perçois tout à travers le voile de la douleur, comme si j’étais focalisée dessus et que tout le reste en ressortait amoindri. Et puis, il s'approche de moi mais garde le regard fixé sur mon corps meurtri. Je n’ai pas la force d’esquisser un rire, ni même un sourire, devant sa faiblesse apparente. Il a l’air d’avoir mal, lui aussi. Sa douleur est aussi mentale que la mienne est physique. En m’atteignant, il s’est atteint lui aussi. Il repousse la main que je garde sur mon ventre. Je regarde son visage et je comprends à son expression qu’il a peur. Peur de ce qu’il a fait, peur d’avoir finalement perdu le contrôle, peur d’avoir laissé sa fureur lui échapper. Peur pour moi, peut-être ? Cette pensée est étrangement rassurante et elle me réchauffe le cœur. Mais le voilà qui s’éloigne en courant. Je suis seule, toute seule, dans ce lieu qui m’est étrangement hostile. Seule avec la douleur. Peut-être s’est-il enfui ? Ce n’est pas bon de blesser quelqu’un, même pour quelqu’un d’aussi respecté que lui. Mais au fond, qui s’en soucie ? Je ne suis personne, juste la folle furieuse qui déverse ses torrents de haine sur de pauvres gens innocents sans qu’ils n’aient rien demandé. Lui, il est gentil avec tout le monde et il avait une bonne raison de me faire mal. Et puis, il ne pouvait pas savoir que j’étais malade. Oui, c’est sans doute comme ça. J’ai peur toute seule. Il fait sombre et tout le monde m’a abandonnée. A moins que ce ne soit moi, qui ai abandonné le monde ? C’est probablement ça. De toute façon, tout est toujours de ma faute. Je me débrouille toujours pour faire tout foirer. En fait il n’est pas parti, je vois sa silhouette au loin qui finit par se rapprocher. J’imagine qu’il est désolé, que la culpabilité lui écorche le cœur comme la douleur me déchire. Pourquoi ? Ce n’est pas sa faute. Pas sa faute si une pauvre folle l’a choisi pour cible. Pas sa faute si elle l’a insulté. Pas sa faute si elle l’a poussé à bout. Pas sa faute si elle l’a obligé à frapper. De toute façon, c’est ce que j’ai toujours voulu de lui. Cette douleur horrible, douleur terrible, je l’ai attendue, je l’ai provoquée. Enfin il se rapproche et ose me regarder. Ses yeux dans mes yeux. Pourquoi tu as fait ça ? Je tente de rire mais il reste bloqué dans ma gorge. Tant pis, de toute façon, je n’ai pas l’intention de lui exposer mes raisons. Jamais mais surtout pas maintenant. Une femme arrive. Un simple regard me permet de savoir que c’est Zadig qui l’a fait venir. Il tente de lui expliquer ce qu’il s’est passé et je vois bien qu’il est bouleversé. Elle lui demande qui je suis. Il ne sait pas et la situation me parait tout d’un coup risible. Je réalise ce qu’il a dû penser en voyant cette folle inconnue débarquer de nulle part et l’insulter. Pauvre de lui. La femme est sans doute médecin, ça doit être pour ça qu’elle est là. Maintenant qu’il est arrivé, il n’a plus aucune raison de rester près de moi et il s’éloigne. J’aurais aimé qu’il reste. La douleur est toujours là, elle n’a pas diminué. La femme me pose des questions mais je ne réponds rien. J’ai mal et je l’ai bien cherché. Et lui, il me déteste. J’en suis sure. Tant pis. Au final, j’ai eu ce que je voulais. La douleur est de retour.
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